Calcul retraite TNS à Avignon : comment estimer votre future pension ?
Comprendre le calcul de votre retraite pour mieux préparer votre avenir
Lorsque l’on exerce une activité indépendante, une question devient progressivement essentielle : comment sera calculée ma retraite et quel revenu percevrai-je réellement après l’arrêt de mon activité ?
Artisan, commerçant, profession libérale, gérant majoritaire, chef d’entreprise ou avocat, chaque travailleur indépendant dépend de règles qui varient selon son statut et sa profession. Le montant de la pension ne dépend donc pas uniquement des derniers revenus déclarés.
Le calcul de la retraite d’un TNS tient notamment compte du régime d’affiliation, des revenus soumis à cotisations, des trimestres validés, des points acquis, de la durée de la carrière et de l’âge retenu pour le départ.
La retraite complémentaire joue également un rôle déterminant. Or, son fonctionnement n’est pas identique pour un artisan, un médecin, un infirmier libéral, un architecte ou un avocat.
Chez Excelsior Assurances, nous accompagnons les travailleurs indépendants à Avignon, Barbentane, Châteaurenard, Saint-Rémy-de-Provence, Arles, dans les Alpilles, le Vaucluse, le Gard et le nord des Bouches-du-Rhône afin de mieux comprendre leurs droits et d’estimer l’écart possible entre leur future pension et le niveau de vie souhaité.
Cette page complète notre guide consacré à la préparation de la retraite TNS à Avignon. Ici, nous nous concentrons principalement sur le fonctionnement des régimes obligatoires et sur les éléments qui influencent directement le calcul de la pension.
Le calcul de la retraite TNS en 30 secondes
- Il n’existe pas une formule unique applicable à tous les travailleurs indépendants.
- Les artisans et commerçants relèvent de l’Assurance retraite pour leur retraite de base.
- Leur retraite complémentaire dépend du Régime complémentaire des indépendants, appelé RCI.
- La retraite de base des professions libérales relevant de la CNAVPL fonctionne en points.
- Chaque profession libérale peut dépendre d’une caisse complémentaire différente.
- Les avocats disposent d’un régime spécifique géré par la CNBF.
- Le montant final dépend des revenus, des trimestres, des points, de la durée de carrière et de l’âge de départ.
- Un relevé de carrière incomplet ou erroné peut fausser une estimation.
- Une simulation constitue une projection et non une garantie définitive de pension.
- Les règles et les paramètres peuvent évoluer avant votre départ à la retraite.
Sommaire du guide
Pourquoi comprendre le calcul de sa retraite est-il indispensable ?
La retraite peut représenter plusieurs décennies de revenus. Pourtant, de nombreux indépendants consacrent davantage de temps à leurs investissements professionnels qu’à l’analyse des droits qu’ils constituent pour leur avenir.
Cette situation s’explique notamment par la complexité des régimes. Les règles diffèrent selon les professions, les carrières peuvent mélanger plusieurs statuts et les documents des caisses ne sont pas toujours faciles à interpréter.
Cependant, comprendre le fonctionnement de sa retraite permet de répondre à plusieurs questions importantes :
- combien de trimestres ai-je déjà validés ?
- quels revenus ont été retenus par les régimes ?
- combien de points de retraite ai-je acquis ?
- quel serait le montant estimé de ma pension selon mon âge de départ ?
- une décote pourrait-elle être appliquée ?
- mes périodes salariées et indépendantes sont-elles toutes enregistrées ?
- quel complément de revenus faudrait-il constituer ?
En réalisant cette analyse suffisamment tôt, le travailleur indépendant dispose de davantage de temps pour corriger une anomalie, ajuster son effort d’épargne ou faire évoluer sa stratégie professionnelle.
À l’inverse, découvrir un écart important quelques mois avant le départ laisse beaucoup moins de solutions. Il ne s’agit pas d’être alarmiste, mais de reconnaître qu’une préparation tardive réduit mécaniquement les marges de manœuvre.
Le point essentiel
Ne rien faire ne signifie pas que vous perdrez automatiquement vos droits. En revanche, vous prenez le risque de découvrir tardivement que la pension estimée ne correspond pas au niveau de revenus que vous souhaitez conserver.
Les réformes futures peuvent-elles modifier le calcul de votre retraite ?
Oui. Une estimation retraite est toujours réalisée à partir des règles connues au moment du calcul.
D’ici votre départ, plusieurs paramètres peuvent évoluer :
- l’âge légal de départ ;
- la durée d’assurance nécessaire ;
- les conditions d’obtention du taux plein ;
- les règles de décote ou de surcote ;
- les valeurs de service des points ;
- les taux et les assiettes de cotisation ;
- les conditions de retraite progressive ou de cumul emploi-retraite ;
- les règles propres aux régimes complémentaires professionnels.
Les caisses mettent régulièrement à jour leurs paramètres. De plus, une réforme législative peut modifier l’âge, la durée requise ou certaines modalités de calcul.
Par conséquent, une simulation réalisée aujourd’hui ne doit pas être considérée comme une promesse contractuelle de pension future. Elle constitue une photographie utile fondée sur les informations enregistrées et sur la réglementation applicable à la date du calcul.
Cette incertitude ne signifie pas qu’il faut renoncer à toute estimation. Au contraire, elle justifie de revoir régulièrement sa situation afin de vérifier si l’écart entre la pension projetée et le besoin de revenus reste acceptable.
Le service officiel Mon estimation retraite d’Info Retraite permet d’effectuer des simulations à partir des données transmises par les différents régimes.
Comment gérer cette incertitude sans devenir alarmiste ?
Il n’est pas nécessaire de remettre en cause toute sa stratégie à chaque annonce politique. En revanche, il est prudent de :
- consulter régulièrement son relevé de carrière ;
- actualiser son estimation après une réforme importante ;
- vérifier l’impact d’un changement de statut ou de rémunération ;
- ne pas dépendre exclusivement de la pension obligatoire ;
- conserver une stratégie d’épargne suffisamment flexible ;
- réaliser un nouveau bilan à l’approche de la retraite.
Comment se compose la retraite d’un travailleur indépendant ?
La retraite d’un TNS comprend généralement plusieurs niveaux.
La retraite de base
La retraite de base dépend du régime auquel le professionnel est affilié.
Pour les artisans et commerçants, elle est gérée par l’Assurance retraite selon des règles proches de celles du régime général.
Pour les professions libérales relevant de la CNAVPL, elle fonctionne selon un système de points commun aux différentes sections professionnelles.
Les avocats disposent quant à eux d’un régime de base spécifique géré par la CNBF.
La retraite complémentaire obligatoire
La retraite complémentaire complète la pension de base. Son fonctionnement dépend de la profession.
Les artisans et commerçants acquièrent des points auprès du Régime complémentaire des indépendants, appelé RCI.
Les professions libérales acquièrent généralement des droits dans le régime complémentaire géré par leur caisse professionnelle : CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVEC, CAVP, Cipav ou une autre section de la CNAVPL.
Les avocats cotisent à la retraite complémentaire de la CNBF.
Les régimes supplémentaires propres à certaines professions
Certaines professions conventionnées disposent également d’un régime supplémentaire obligatoire ou conventionnel.
C’est notamment le cas :
- des médecins conventionnés avec l’ASV gérée par la CARMF ;
- de certains auxiliaires médicaux conventionnés avec l’ASV gérée par la CARPIMKO ;
- des chirurgiens-dentistes et sages-femmes avec les prestations complémentaires de vieillesse gérées par la CARCDSF.
L’épargne personnelle
Les pensions obligatoires peuvent ensuite être complétées par une épargne personnelle : PER, assurance vie, épargne salariale, placements financiers ou patrimoine immobilier.
Ces solutions ne modifient pas le calcul de la pension obligatoire. Elles servent à constituer une source de revenus supplémentaire.
Quels régimes de retraite selon votre profession ?
| Profession | Retraite de base | Retraite complémentaire | Organisme principal |
|---|---|---|---|
| Artisan | Régime général des travailleurs indépendants | RCI | Assurance retraite |
| Commerçant | Régime général des travailleurs indépendants | RCI | Assurance retraite |
| Médecin libéral | Régime de base CNAVPL | Complémentaire et ASV selon la situation | CARMF |
| Infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste ou orthoptiste libéral | Régime de base CNAVPL | Complémentaire et ASV selon la situation | CARPIMKO |
| Chirurgien-dentiste ou sage-femme | Régime de base CNAVPL | Complémentaire et PCV selon la profession | CARCDSF |
| Architecte et certaines professions affiliées | Régime de base CNAVPL | Complémentaire en points | Cipav |
| Expert-comptable ou commissaire aux comptes | Régime de base CNAVPL | Complémentaire en points | CAVEC |
| Pharmacien libéral | Régime de base CNAVPL | Régimes complémentaires propres à la profession | CAVP |
| Avocat | Régime spécifique CNBF | Complémentaire CNBF | CNBF |
Ce tableau présente les principales situations. Une carrière peut néanmoins comporter plusieurs affiliations successives. Pour identifier l’ensemble de vos régimes, vous pouvez utiliser le service officiel Mes régimes de retraite.
Comment calculer la retraite de base d’un artisan ou d’un commerçant ?
Pour les droits acquis dans le régime aligné, la retraite de base d’un artisan ou d’un commerçant repose sur une formule comparable à celle du régime général.
Formule simplifiée
Revenu annuel moyen × taux de liquidation × durée d’assurance retenue / durée d’assurance requise
Le calcul exact dépend de la carrière, de l’année de naissance, des régimes concernés et de la date de départ.
Cette formule fait intervenir trois éléments principaux :
- le revenu annuel moyen ;
- le taux appliqué à ce revenu ;
- le rapport entre la durée d’assurance validée et la durée nécessaire pour obtenir une pension entière.
La page officielle de l’Assurance retraite consacrée au calcul de la retraite de base présente ces différents paramètres.
Le revenu annuel moyen
Dans le cadre général applicable aux carrières concernées, le revenu annuel moyen est calculé à partir des meilleures années de revenus professionnels revalorisés.
Pour de nombreux assurés, le calcul repose sur les 25 meilleures années. Toutefois, les règles exactes peuvent dépendre de l’année de naissance et de la carrière dans les différents régimes alignés.
Cette méthode explique pourquoi une augmentation importante des revenus en fin de carrière ne produit pas toujours une hausse équivalente de la pension.
En effet, si les meilleures années sont déjà retenues ou si la rémunération dépasse les plafonds pris en compte, le supplément de revenu ne se traduit pas nécessairement par une progression proportionnelle de la retraite de base.
Inversement, les premières années modestes ne pénalisent pas toujours la moyenne si elles ne figurent pas parmi les années finalement retenues. C’est pourquoi il faut éviter les affirmations trop générales et examiner la carrière complète.
Le taux de liquidation
Le taux maximal de la retraite de base des artisans et commerçants est généralement de 50 %.
Ce taux peut être obtenu lorsque l’assuré réunit la durée d’assurance nécessaire ou lorsqu’il atteint l’âge permettant l’attribution automatique du taux plein selon les règles applicables.
Si le nombre de trimestres requis n’est pas atteint au moment du départ, une minoration définitive peut être appliquée. Il s’agit de la décote.
À l’inverse, la poursuite de l’activité au-delà des conditions nécessaires peut, dans certaines situations, permettre une majoration appelée surcote.
Il faut toutefois distinguer :
- le taux utilisé dans la formule ;
- la durée d’assurance validée dans le régime ;
- la durée d’assurance acquise dans l’ensemble des régimes ;
- les règles particulières liées à une carrière longue, une incapacité ou une autre situation.
La durée d’assurance et les trimestres
La durée d’assurance correspond au nombre de trimestres enregistrés pendant la carrière.
Un assuré ne peut généralement pas valider plus de quatre trimestres par année civile, même s’il exerce simultanément plusieurs activités.
Le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir le taux plein dépend notamment de l’année de naissance et de la réglementation applicable.
Les trimestres peuvent provenir :
- de périodes cotisées comme salarié ou indépendant ;
- de périodes assimilées dans les conditions prévues par la réglementation ;
- de majorations liées aux enfants ou à certaines situations ;
- de rachats lorsqu’ils sont possibles et pertinents ;
- de périodes accomplies dans d’autres régimes français ou étrangers selon les accords applicables.
Une année comportant un revenu faible peut ne permettre de valider qu’un, deux ou trois trimestres. Elle peut également ne valider aucun trimestre si le niveau de cotisation est insuffisant.
Les carrières mixtes
De nombreux indépendants ont d’abord exercé comme salariés. D’autres deviennent salariés après une période d’activité indépendante.
Dans ce cas, plusieurs régimes interviennent. Les trimestres acquis dans les différents régimes peuvent être pris en compte pour déterminer la durée d’assurance globale, tandis que chaque organisme calcule la part de pension dont il a la charge.
Cette situation explique pourquoi il est nécessaire de disposer d’une vision tous régimes confondus et de ne pas analyser uniquement la caisse correspondant à l’activité actuelle.
Comment fonctionne la retraite complémentaire RCI ?
Les artisans et commerçants acquièrent également des points auprès du Régime complémentaire des indépendants.
Le principe général est le suivant :
Formule simplifiée de la retraite complémentaire
Nombre de points acquis × valeur de service du point
Une minoration peut être appliquée si la retraite de base n’est pas obtenue au taux plein.
Le nombre de points dépend des cotisations versées pendant la carrière. La valeur du point est ensuite fixée et revalorisée selon les règles du régime.
Des points acquis à des périodes différentes peuvent relever de valeurs ou de règles distinctes. Par conséquent, une estimation fiable doit s’appuyer sur le relevé réel des points détenus.
L’Assurance retraite présente le fonctionnement du Régime complémentaire des indépendants sur son site officiel.
Pourquoi la retraite complémentaire est-elle importante ?
La retraite de base ne représente qu’une partie des revenus futurs. Le RCI constitue donc un second niveau obligatoire.
Deux artisans ayant validé le même nombre de trimestres peuvent percevoir des retraites complémentaires différentes si leurs cotisations et leurs points acquis ne sont pas identiques.
De plus, un départ avec une retraite de base minorée peut également réduire le montant de la retraite complémentaire.
Cas pratique : un artisan à Avignon
Pierre exerce une activité artisanale depuis vingt-cinq ans dans le secteur d’Avignon.
Ses revenus ont évolué au fil de la carrière. Les premières années ont été consacrées au développement de l’entreprise et ont généré des revenus modestes. Par la suite, son activité s’est stabilisée et sa rémunération a progressé.
Lors de son bilan, plusieurs éléments sont étudiés :
- les revenus enregistrés par l’Assurance retraite ;
- les meilleures années susceptibles d’être retenues ;
- le nombre de trimestres validés ;
- la durée d’assurance tous régimes confondus ;
- les points acquis auprès du RCI ;
- l’âge auquel il envisage de cesser son activité ;
- le niveau de revenus qu’il souhaite conserver.
L’analyse montre que les revenus récents sont confortables, mais qu’ils ne suffisent pas à garantir automatiquement une pension proche de son niveau de vie actuel.
Pierre comprend également que la valeur future de son entreprise ne doit pas constituer son unique solution retraite. La vente peut intervenir plus tard que prévu ou à un prix différent de celui espéré.
Il décide donc d’actualiser régulièrement son estimation et de préparer progressivement un revenu complémentaire indépendant de la valeur de son activité.
Notre conseil
Ne vous contentez pas d’un montant approximatif calculé uniquement à partir de vos derniers revenus.
Un bilan retraite doit examiner simultanément le relevé de carrière, les trimestres, les points, les différents régimes d’affiliation et l’âge envisagé pour le départ.
Une fois l’estimation obtenue, il devient possible de mesurer l’écart avec le revenu souhaité et d’étudier les solutions présentées dans notre guide sur la retraite des travailleurs indépendants à Avignon.
Comment fonctionne la retraite complémentaire ?
La retraite de base constitue uniquement une première source de revenus au moment du départ à la retraite.
Pour la majorité des travailleurs indépendants, la retraite complémentaire représente une part essentielle de la pension globale. Son fonctionnement varie selon le régime auquel vous êtes affilié et la caisse dont vous dépendez.
Contrairement à une idée largement répandue, il n’existe pas une retraite complémentaire unique pour tous les indépendants.
Chaque profession possède ses propres règles.
Par exemple, un médecin libéral, un dentiste, un architecte ou un avocat ne cotisent pas auprès des mêmes organismes. Les modalités d’acquisition des droits et le calcul de la retraite complémentaire diffèrent donc selon les professions.
C’est précisément pour cette raison que deux indépendants percevant des revenus comparables peuvent obtenir des pensions de retraite très différentes.
Pourquoi deux indépendants ayant les mêmes revenus peuvent-ils toucher une retraite différente ?
C’est probablement la question que l’on nous pose le plus souvent.
Imaginons deux professionnels qui perçoivent chacun un revenu annuel moyen de 80 000 € pendant une grande partie de leur carrière.
Le premier est artisan.
Le second est médecin libéral.
À première vue, on pourrait penser que leur retraite sera identique.
En réalité, plusieurs éléments vont créer des écarts parfois très importants.
Le premier concerne leur régime d’affiliation.
Le deuxième dépend de leur caisse de retraite complémentaire.
Le troisième résulte du mode d’acquisition des droits tout au long de leur carrière.
Enfin, l’âge de départ à la retraite, les interruptions d’activité ou encore certaines années de faibles revenus peuvent également influencer le montant de la pension.
C’est pourquoi il est impossible d’estimer sérieusement une retraite uniquement à partir d’un revenu annuel.
Les principaux éléments qui influencent votre retraite
| Élément | Influence sur la retraite |
|---|---|
| Régime de retraite | Très importante |
| Revenus déclarés | Très importante |
| Durée de carrière | Très importante |
| Âge de départ | Très importante |
| Retraite complémentaire | Essentielle |
| Interruptions d’activité | Importantes |
| Rachats éventuels de trimestres ou de droits | Selon les situations |
Chaque situation est donc unique.
Deux personnes exerçant le même métier peuvent elles-mêmes obtenir des retraites différentes selon leur parcours professionnel.
Cas pratique : un médecin libéral
Le docteur Martin exerce depuis vingt-huit ans.
Ses revenus sont relativement élevés et sa carrière est régulière.
Lors de son bilan retraite, il découvre que sa retraite obligatoire lui permettra de conserver une partie seulement de son niveau de vie actuel.
Il décide alors de mettre en place une stratégie reposant sur plusieurs leviers :
- un Plan d’Épargne Retraite afin de préparer un complément de revenus ;
- une assurance vie pour constituer une épargne disponible ;
- une diversification patrimoniale adaptée à ses objectifs.
Cette approche lui permet d’anticiper sereinement la baisse de revenus liée à son départ en retraite.
Cas pratique : une avocate
Maître Dupont exerce en cabinet depuis quinze ans.
Ses revenus ont fortement progressé au fil des années.
Son régime de retraite est différent de celui des autres professions libérales.
Lors de son audit retraite, elle découvre que poursuivre son activité quelques années supplémentaires ou mettre en place une épargne régulière peut modifier significativement son niveau de revenus futurs.
Elle choisit donc de compléter progressivement sa retraite obligatoire afin de préserver son niveau de vie.
Pourquoi est-il indispensable d’estimer sa retraite ?
Beaucoup d’indépendants attendent l’approche de la retraite pour découvrir le montant de leur future pension.
À ce stade, les marges de manœuvre sont souvent plus limitées.
À l’inverse, réaliser un bilan retraite plusieurs années avant la cessation d’activité permet de :
- connaître précisément ses droits ;
- identifier un éventuel déficit de revenus ;
- adapter progressivement son effort d’épargne ;
- optimiser sa fiscalité lorsque cela est pertinent ;
- construire une stratégie patrimoniale cohérente.
Cette anticipation constitue l’un des meilleurs moyens de conserver son niveau de vie.
Comment améliorer sa future pension ?
La retraite obligatoire ne constitue qu’un premier niveau de protection.
Pour de nombreux travailleurs indépendants, il est nécessaire de mettre en place des solutions complémentaires.
Les plus courantes sont :
| Solution | Objectif principal |
|---|---|
| PER | Compléter les revenus tout en bénéficiant, selon les cas, d’un avantage fiscal |
| Assurance vie | Constituer une épargne disponible et préparer la transmission |
| Contrat de capitalisation | Répondre à certaines stratégies patrimoniales spécifiques |
| Épargne salariale | Intéressante pour certains dirigeants d’entreprise |
Ces solutions ne sont pas concurrentes.
Au contraire, elles sont souvent complémentaires.
Leur intérêt dépend avant tout de votre profession, de votre fiscalité, de votre patrimoine et de vos objectifs.
Notre conseil
N’attendez pas de recevoir votre relevé de retraite quelques années avant votre départ.
Plus vous réalisez un bilan retraite tôt, plus vous disposez de solutions pour améliorer progressivement votre future pension sans bouleverser votre budget.
Une stratégie construite sur vingt ou trente ans sera généralement beaucoup plus efficace qu’une préparation commencée à quelques années de la retraite.
Je souhaite estimer ma retraite
Erreur fréquente
Beaucoup de travailleurs indépendants pensent que leur retraite suivra automatiquement l’évolution de leurs revenus.
En réalité, ce n’est pas le cas.
Une augmentation importante des revenus en fin de carrière ne garantit pas une hausse équivalente de la pension.
C’est pourquoi il est essentiel de construire une stratégie de retraite indépendante du seul régime obligatoire.
Comment calculer la retraite d’une profession libérale ?
Le calcul de la retraite des professions libérales diffère de celui des artisans et commerçants.
Pour les professions relevant de la CNAVPL, la retraite de base fonctionne selon un système de points commun. En revanche, la retraite complémentaire dépend de la section professionnelle dont relève l’assuré.
La pension obligatoire peut donc comprendre :
- une retraite de base en points gérée dans le cadre de la CNAVPL ;
- une retraite complémentaire propre à la caisse professionnelle ;
- un régime supplémentaire pour certaines professions conventionnées ;
- d’éventuels droits acquis dans d’autres régimes au cours de la carrière.
Le calcul de la retraite de base CNAVPL
Le régime de base des professions libérales fonctionne en points.
Formule simplifiée du régime de base
Nombre total de points acquis × valeur de service du point × taux de liquidation
Le taux dépend notamment de la durée d’assurance et des conditions de départ.
Les cotisations versées en fonction du revenu permettent d’acquérir des points. Au moment de la retraite, le nombre de points est multiplié par la valeur de service applicable.
La durée d’assurance tous régimes confondus intervient également pour déterminer si la pension peut être liquidée au taux plein ou si une minoration doit être appliquée.
La CNAVPL présente les principes du régime de base des professions libérales sur son site officiel.
La retraite complémentaire professionnelle
Chaque section professionnelle définit les modalités de son régime complémentaire dans le cadre réglementaire applicable.
Le calcul repose fréquemment sur la formule suivante :
Principe fréquent des régimes complémentaires
Nombre de points acquis × valeur de service du point
Des coefficients de minoration, de majoration ou des règles professionnelles particulières peuvent s’ajouter.
Toutefois, le nombre de points attribués, la valeur du point, l’âge de départ et les éventuelles majorations ne sont pas identiques d’une caisse à l’autre.
Il faut donc consulter les informations publiées par la caisse correspondant à la profession exercée.
Les principales caisses de retraite des professions libérales
Les liens suivants renvoient directement vers les organismes officiels. Ils permettent de vérifier les règles en vigueur, les valeurs de points et les conditions propres à chaque profession.
| Profession | Caisse | Principaux régimes | Source officielle |
|---|---|---|---|
| Médecins libéraux | CARMF | Base CNAVPL, complémentaire et ASV selon la situation | Calcul de la retraite CARMF |
| Infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues libéraux | CARPIMKO | Base CNAVPL, complémentaire et ASV selon la profession | Calcul de la retraite CARPIMKO |
| Chirurgiens-dentistes et sages-femmes | CARCDSF | Base CNAVPL, complémentaire et PCV selon la profession | Régimes de retraite CARCDSF |
| Architectes et professions relevant de la Cipav | Cipav | Base CNAVPL et complémentaire en points | Calcul de la retraite Cipav |
| Experts-comptables et commissaires aux comptes | CAVEC | Base CNAVPL et complémentaire en points | Calcul de la retraite CAVEC |
| Pharmaciens libéraux | CAVP | Base CNAVPL et régimes complémentaires propres à la profession | Site officiel de la CAVP |
| Avocats | CNBF | Régime de base et complémentaire spécifiques | Préparation de la retraite CNBF |
La liste complète des sections professionnelles est également disponible sur le site de la CNAVPL.
Pour approfondir les différences entre les professions, consultez notre guide sur la retraite des professions libérales à Avignon.
Retraite du médecin libéral
La retraite obligatoire d’un médecin peut comprendre trois niveaux :
- le régime de base des professions libérales ;
- le régime complémentaire de la CARMF ;
- le régime ASV pour les médecins conventionnés concernés.
Chaque niveau repose sur des points et possède sa propre valeur de service. Le montant final dépend du nombre de points acquis, de l’âge de départ, de la durée de carrière et des éventuelles minorations ou majorations.
Une estimation sérieuse doit donc additionner les droits des trois régimes et les autres pensions éventuellement acquises pendant une carrière salariée.
Retraite des infirmiers et kinésithérapeutes libéraux
Les professionnels relevant de la CARPIMKO disposent d’un régime de base, d’un régime complémentaire et, pour certaines activités conventionnées, d’un avantage social vieillesse.
La pension est calculée à partir des points acquis dans chaque régime et de la valeur de service applicable lors de la liquidation.
Un changement de statut, une période de faibles revenus ou une interruption d’activité peut donc modifier le nombre de points acquis et le nombre de trimestres validés.
Retraite du chirurgien-dentiste
Le chirurgien-dentiste relève du régime de base des professions libérales, d’un régime complémentaire géré par la CARCDSF et d’un régime de prestations complémentaires de vieillesse lorsqu’il remplit les conditions correspondantes.
La retraite complémentaire fonctionne en points. Des coefficients de minoration ou de majoration peuvent être appliqués selon la situation et l’âge de départ.
Retraite de l’architecte relevant de la Cipav
La retraite de l’architecte comprend généralement un régime de base et un régime complémentaire calculés en points.
Le montant dépend du nombre total de points, de la valeur de service applicable et du taux de liquidation.
Les professions relevant de la Cipav ont évolué au fil des réformes. Il convient donc de vérifier l’organisme réellement compétent à partir du relevé de carrière et du service officiel « Mes régimes de retraite ».
Comment est calculée la retraite d’un avocat ?
Les avocats ne relèvent pas de la CNAVPL. Leur retraite est gérée par la Caisse nationale des barreaux français, la CNBF.
La retraite de base de l’avocat
Les droits du régime de base sont exprimés en trimestres.
Le montant dépend notamment :
- du nombre de trimestres validés auprès de la CNBF ;
- de la durée d’assurance tous régimes confondus ;
- du nombre de trimestres requis pour obtenir le taux plein ;
- de l’âge de départ ;
- de l’éventuelle application d’une décote ou d’une surcote.
Lorsque le nombre de trimestres validés auprès du régime des avocats est inférieur à la durée nécessaire pour obtenir une retraite entière, le montant peut être calculé proportionnellement.
La retraite complémentaire de l’avocat
La retraite complémentaire fonctionne selon un système de points.
Formule simplifiée de la complémentaire CNBF
Nombre total de points acquis × valeur de service du point
Une minoration peut être appliquée lorsque les conditions du taux plein ne sont pas réunies.
La CNBF détaille le calcul des droits de retraite de l’avocat sur son site officiel.
Pourquoi deux TNS ayant les mêmes revenus peuvent-ils percevoir des retraites différentes ?
Deux indépendants ayant déclaré un revenu moyen identique pendant plusieurs années ne percevront pas nécessairement la même retraite.
Plusieurs éléments peuvent créer un écart :
- la profession exercée ;
- le régime de base applicable ;
- la caisse complémentaire ;
- le nombre de points acquis pour un même niveau de revenu ;
- la valeur de service des points ;
- la durée de carrière dans chaque régime ;
- les années de faibles revenus ;
- les périodes salariées ou indépendantes ;
- les interruptions d’activité ;
- l’âge choisi pour le départ ;
- l’application éventuelle d’une décote ou d’une surcote ;
- les régimes supplémentaires propres à certaines professions.
Exemple simplifié
Un artisan et un médecin libéral ont tous les deux déclaré un revenu annuel moyen de 80 000 euros pendant une partie importante de leur carrière.
L’artisan relève de l’Assurance retraite et du RCI. Le médecin relève du régime de base CNAVPL, de la retraite complémentaire CARMF et, selon sa situation, du régime ASV.
Les assiettes de cotisation, les plafonds, le nombre de points acquis et la valeur de ces points ne sont pas identiques. Leur pension finale ne peut donc pas être déduite uniquement de leur revenu annuel.
Cette comparaison montre pourquoi les simulateurs généraux doivent être complétés par une lecture détaillée des droits enregistrés auprès de chaque caisse.
Comment lire et vérifier son relevé de carrière ?
Le relevé de carrière recense les périodes d’activité, les revenus, les trimestres et les points transmis par les différents régimes.
Vous pouvez consulter votre parcours grâce au service officiel Voir ma carrière.
Les éléments à vérifier
- la présence de toutes les années d’activité ;
- les périodes salariées antérieures ;
- les revenus enregistrés pour chaque année ;
- le nombre de trimestres validés ;
- les points de retraite de base et complémentaire ;
- les périodes de maladie, maternité, invalidité ou chômage concernées ;
- les enfants et les majorations susceptibles d’être prises en compte ;
- les périodes de service national ;
- les activités exercées à l’étranger ;
- les changements de statut ou de caisse.
Que faire en cas d’erreur ?
Il faut réunir les justificatifs permettant d’établir la période ou le revenu manquant : bulletins de salaire, attestations, déclarations fiscales, appels de cotisations, preuves de paiement ou documents transmis par la caisse.
À partir de 55 ans, le service officiel Corriger ma carrière permet de signaler directement certaines anomalies aux régimes concernés.
Avant 55 ans, les coordonnées affichées dans le compte retraite permettent de contacter les organismes compétents.
Pourquoi ne faut-il pas attendre la dernière année ?
Une correction peut nécessiter plusieurs justificatifs et des échanges avec plusieurs organismes.
Si l’anomalie concerne une ancienne activité, les documents peuvent devenir plus difficiles à retrouver avec le temps.
Vérifier régulièrement son relevé permet donc d’anticiper les corrections et d’améliorer la fiabilité des futures simulations.
Cas pratiques de calcul de retraite TNS
Cas pratique : un médecin libéral
Le docteur Martin exerce depuis vingt-huit ans. Sa carrière est régulière et ses revenus professionnels sont relativement élevés.
Son estimation doit additionner :
- ses éventuels droits acquis lorsqu’il était salarié ;
- sa retraite de base CNAVPL ;
- sa retraite complémentaire CARMF ;
- ses droits ASV lorsqu’ils sont applicables ;
- les conséquences de l’âge choisi pour son départ.
L’étude montre que la pension obligatoire couvrira une partie importante de ses besoins, mais qu’elle ne remplacera pas nécessairement l’intégralité de son revenu professionnel.
Il décide donc de conserver une stratégie diversifiée entre retraite obligatoire, Plan d’Épargne Retraite et assurance vie.
Cas pratique : une avocate
Maître Dupont exerce depuis quinze ans après plusieurs années salariées.
Son estimation doit tenir compte de ses droits acquis avant son inscription au barreau et de ses droits CNBF.
Le calcul de sa pension de base repose notamment sur les trimestres validés, tandis que sa complémentaire dépend des points acquis auprès de la CNBF.
L’analyse de plusieurs âges de départ montre qu’une poursuite de l’activité peut modifier le montant de la pension. Elle décide toutefois de ne pas dépendre uniquement de cette hypothèse et commence à constituer progressivement un capital complémentaire.
Cas pratique : un dirigeant d’entreprise
Monsieur Durand est gérant majoritaire d’une société de services près d’Avignon. Sa rémunération comprend une rémunération de gérance et des dividendes.
Les dividendes ne produisent pas les mêmes droits sociaux qu’une rémunération soumise aux cotisations applicables.
Le calcul doit donc examiner :
- les revenus réellement soumis à cotisations ;
- les trimestres validés ;
- les droits acquis auprès du régime de base ;
- les points du régime complémentaire ;
- les périodes antérieures sous un autre statut ;
- la cohérence entre sa rémunération actuelle et ses objectifs de retraite.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide sur le choix entre salaire et dividendes pour le dirigeant ainsi que notre page sur la retraite du dirigeant à Avignon.
Comment estimer le revenu complémentaire nécessaire ?
Le calcul de la pension obligatoire ne constitue que la première étape.
Il faut ensuite comparer le montant estimé avec le revenu dont le foyer aura réellement besoin après le départ à la retraite.
Étape 1 : estimer les pensions obligatoires
L’estimation doit intégrer tous les régimes de base et complémentaires connus.
Il est utile de tester plusieurs dates de départ afin de mesurer l’effet des trimestres supplémentaires, des points futurs et des éventuelles minorations ou majorations.
Étape 2 : estimer le budget futur
Le budget à la retraite ne correspond pas nécessairement aux dépenses actuelles.
Certaines charges peuvent diminuer :
- fin d’un crédit professionnel ;
- réduction des cotisations liées à l’activité ;
- disparition de certains frais de déplacement ;
- fin d’un emprunt immobilier.
D’autres dépenses peuvent rester stables ou augmenter :
- logement ;
- santé ;
- loisirs et voyages ;
- aide apportée aux enfants ;
- travaux ;
- dépendance ou adaptation du logement.
Étape 3 : mesurer l’écart
Calcul simplifié du besoin complémentaire
Revenu mensuel souhaité – pensions mensuelles estimées = complément mensuel à constituer
Il faut ensuite tenir compte de la fiscalité, de l’inflation, de la durée probable de la retraite et du patrimoine déjà disponible.
Étape 4 : choisir les solutions adaptées
Une fois l’écart identifié, plusieurs solutions peuvent être étudiées :
- le Plan d’Épargne Retraite ;
- l’assurance vie ;
- l’épargne salariale pour certains dirigeants ;
- le contrat de capitalisation dans certaines stratégies ;
- les placements financiers ;
- l’immobilier ;
- la poursuite ou la réduction progressive de l’activité.
Ces solutions sont détaillées dans nos guides sur le PER à Avignon, l’assurance vie à Avignon et le comparatif PER ou assurance vie.
Estimer mon besoin de revenus futurs
Les erreurs les plus fréquentes
Estimer sa retraite uniquement à partir des derniers revenus
Les derniers revenus ne suffisent pas. Le calcul dépend de toute la carrière, des plafonds, des trimestres et des points acquis.
Penser que tous les TNS disposent du même régime
Un artisan, un médecin, un kinésithérapeute et un avocat relèvent de mécanismes différents.
Oublier la retraite complémentaire
La retraite complémentaire peut représenter une part significative de la pension totale. Elle doit être intégrée dans toute estimation.
Ne jamais vérifier son relevé de carrière
Une période manquante, un revenu incorrect ou des points absents peuvent fausser les simulations.
Confondre chiffre d’affaires et revenu soumis à cotisations
Le chiffre d’affaires ne correspond pas nécessairement à l’assiette retenue pour le calcul des cotisations et des droits.
Considérer une simulation comme une garantie
Une simulation repose sur les données connues et les règles applicables au moment où elle est réalisée. Les revenus futurs et la réglementation peuvent évoluer.
Attendre les dernières années de carrière
Plus l’écart est découvert tard, plus l’effort nécessaire pour le compenser risque d’être important.
Choisir immédiatement un produit d’épargne
Le choix d’un PER ou d’une assurance vie doit intervenir après l’estimation de la pension et du besoin futur.
Compter uniquement sur la vente de l’entreprise
La valeur et la date de cession restent incertaines. Une épargne personnelle permet de réduire cette dépendance.
Notre méthode chez Excelsior Assurances
Notre objectif n’est pas de remplacer les calculs officiels réalisés par les caisses de retraite.
Nous vous aidons à réunir, comprendre et mettre en perspective les informations disponibles afin de construire une stratégie cohérente.
1. Analyse de la carrière
Nous identifions les différents statuts, les périodes salariées et indépendantes ainsi que les régimes concernés.
2. Vérification du relevé
Nous examinons les revenus, les trimestres et les points enregistrés. Les éventuelles incohérences sont signalées afin que vous puissiez effectuer les démarches auprès des organismes compétents.
3. Estimation des pensions
Nous analysons les estimations disponibles selon différents âges de départ et différents scénarios de poursuite d’activité.
4. Définition du niveau de revenus souhaité
Nous évaluons le budget futur et le niveau de vie que vous souhaitez conserver.
5. Mesure de l’écart
Nous comparons les pensions projetées avec le revenu souhaité afin d’estimer le complément à constituer.
6. Construction de la stratégie
Nous étudions les solutions pouvant compléter les régimes obligatoires en tenant compte de votre fiscalité, de votre patrimoine, de votre horizon et de votre besoin de disponibilité.
7. Actualisation régulière
La stratégie est réexaminée après une réforme importante, une évolution de revenus, un changement de statut, une cession d’entreprise ou à l’approche du départ.
Questions fréquentes sur le calcul de la retraite TNS
Comment connaître le montant de ma future retraite ?
Vous pouvez obtenir une première estimation à partir de votre compte Info Retraite. Le résultat dépend des données enregistrées par vos régimes, de votre carrière future et de l’âge de départ simulé.
Le calcul est-il identique pour tous les travailleurs indépendants ?
Non. Les artisans et commerçants, les professions libérales et les avocats relèvent de régimes différents.
Comment est calculée la retraite de base d’un artisan ?
Elle repose principalement sur un revenu annuel moyen, un taux de liquidation et la durée d’assurance validée par rapport à la durée requise.
Comment est calculée la retraite complémentaire d’un artisan ?
Le RCI fonctionne en points. Le nombre de points acquis est multiplié par la valeur de service applicable, avec une éventuelle minoration lorsque la retraite de base n’est pas liquidée au taux plein.
Comment est calculée la retraite d’une profession libérale ?
Le régime de base CNAVPL fonctionne en points. La retraite complémentaire dépend ensuite de la caisse professionnelle concernée.
Les médecins et les infirmiers libéraux ont-ils la même retraite ?
Non. Ils partagent le principe du régime de base CNAVPL, mais leurs régimes complémentaires sont gérés par des caisses différentes.
Les avocats dépendent-ils de la CNAVPL ?
Non. Les avocats relèvent du régime spécifique de la CNBF.
Les dividendes créent-ils des droits à la retraite ?
Les dividendes ne produisent pas les mêmes droits qu’une rémunération soumise aux cotisations vieillesse applicables. La situation exacte dépend du statut et du traitement social des sommes versées.
Une année de revenu élevé augmente-t-elle fortement la pension ?
Pas nécessairement. L’effet dépend du régime, des plafonds, des meilleures années déjà retenues et des points acquis.
Les réformes futures peuvent-elles modifier mon estimation ?
Oui. L’âge de départ, la durée nécessaire, la valeur des points ou d’autres paramètres peuvent évoluer avant la liquidation de vos droits.
Peut-on corriger un relevé de carrière ?
Oui. Les erreurs doivent être signalées aux régimes concernés avec les justificatifs disponibles. Un service de correction en ligne est notamment accessible à partir de 55 ans.
À quel âge faut-il réaliser un bilan retraite ?
Il n’existe pas d’âge unique. Une première analyse peut être utile bien avant 50 ans, notamment après un changement de statut. Elle devient particulièrement importante lorsque le départ se rapproche.
Le PER améliore-t-il la pension obligatoire ?
Non. Le PER constitue une épargne supplémentaire. Il ne modifie pas le nombre de trimestres ou de points acquis dans les régimes obligatoires.
Pourquoi réaliser plusieurs simulations ?
Comparer plusieurs âges de départ permet de mesurer l’effet des cotisations futures, des trimestres supplémentaires, des points et des éventuelles minorations ou majorations.
Les autres guides du cocon retraite
Préparer sa retraite à Avignon
Construire une stratégie globale adaptée à son âge, à son patrimoine et à ses objectifs.
Retraite des travailleurs indépendants
Découvrir les solutions permettant de compléter les régimes obligatoires des TNS.
Retraite des professions libérales
Comprendre les différences entre la CARMF, la CARPIMKO, la CARCDSF, la Cipav et les autres caisses.
Retraite du dirigeant
Analyser l’impact du statut, de la rémunération et des dividendes sur les droits futurs.
Plan d’Épargne Retraite
Comprendre le fonctionnement du PER, la fiscalité des versements et les modalités de sortie.
Assurance vie
Constituer une épargne disponible, préparer la retraite et organiser la transmission.
PER ou assurance vie
Comparer la disponibilité, la fiscalité et les objectifs de ces deux enveloppes.
Faites le point sur le calcul de votre retraite TNS
Comprendre le calcul de la retraite d’un travailleur indépendant constitue la première étape d’une préparation efficace.
Le montant de votre future pension dépend de votre profession, de vos régimes d’affiliation, de vos revenus soumis à cotisations, de vos trimestres, de vos points et de l’âge retenu pour votre départ.
Les règles peuvent évoluer avant la liquidation de vos droits. Par ailleurs, une simulation ne peut pas garantir le montant qui sera réellement versé plusieurs années plus tard.
Cependant, cette incertitude ne justifie pas l’inaction. Plus l’écart est identifié tôt, plus il est possible d’adapter progressivement la stratégie sans bouleverser le budget du foyer ou la trésorerie de l’entreprise.
Excelsior Assurances vous accompagne à Avignon, Barbentane, Châteaurenard, Saint-Rémy-de-Provence, Arles, dans les Alpilles, le Vaucluse, le Gard et le nord des Bouches-du-Rhône.
Vérifiez vos droits, estimez votre future pension et mesurez le revenu complémentaire à constituer.
Les informations présentées sur cette page sont générales et reposent sur les règles connues à la date de mise à jour. Les paramètres des régimes, les valeurs de points et la législation peuvent évoluer. Les estimations ne constituent pas une garantie du montant qui sera versé par les caisses de retraite. Seuls les organismes obligatoires sont compétents pour liquider définitivement les droits à pension.


