Conseiller analysant un Plan d’Épargne Retraite à Avignon pour comparer la fiscalité, les frais, les supports financiers et préparer les revenus futurs.

PER à Avignon : comment choisir son Plan d’Épargne Retraite ?

Le Plan d’Épargne Retraite permet de constituer progressivement un capital ou une rente pour compléter ses revenus après la cessation d’activité. Cependant, choisir un PER à Avignon ne consiste pas uniquement à rechercher une réduction d’impôt. Il faut également comparer les frais, les supports financiers, le mode de gestion, les conditions de sortie, la disponibilité de l’épargne et les règles applicables en cas de décès.

Un PER peut être pertinent pour un salarié, un dirigeant, un travailleur indépendant ou une profession libérale. Toutefois, son intérêt dépend de la situation fiscale, de l’âge, de l’horizon de placement, du patrimoine déjà constitué et du besoin de conserver une épargne disponible.

Avant toute souscription, plusieurs questions doivent être posées :

  • Quel sera le montant probable de votre retraite obligatoire ?
  • Quel revenu souhaitez-vous conserver après votre départ ?
  • Quel capital devez-vous constituer pour compléter votre pension ?
  • Quelle somme pouvez-vous épargner sans fragiliser votre trésorerie ?
  • La déduction fiscale présente-t-elle un réel intérêt dans votre situation ?
  • Quelle part de votre épargne doit rester disponible ?
  • Quel niveau de risque pouvez-vous accepter ?
  • Souhaitez-vous récupérer votre épargne en capital, en rente ou en combinant les deux ?

Excelsior Assurances accompagne les particuliers, dirigeants, TNS et professions libérales à Avignon, Barbentane, Châteaurenard, Saint-Rémy-de-Provence, Arles, Cavaillon, Carpentras et dans les communes environnantes. Les rendez-vous peuvent également être réalisés à distance partout en France.

Qu’est-ce qu’un Plan d’Épargne Retraite ?

Le Plan d’Épargne Retraite, généralement appelé PER, est une enveloppe d’épargne destinée principalement à la préparation de la retraite.

Il permet d’effectuer des versements réguliers ou ponctuels pendant la vie active. Les sommes sont ensuite investies sur différents supports financiers selon le contrat, le profil de l’épargnant et le mode de gestion retenu.

En principe, l’épargne est conservée jusqu’à l’obtention de la retraite ou jusqu’à l’âge légal de départ. Des cas de déblocage anticipé sont néanmoins prévus par la réglementation.

Au moment de la retraite, les sommes peuvent, selon leur origine et les options du plan, être récupérées :

  • en capital versé en une seule fois ;
  • en capital versé de manière fractionnée ;
  • en rente viagère ;
  • en combinant une sortie en capital et une rente.

Le PER n’est donc pas uniquement un produit fiscal. Il constitue un outil de préparation financière de la retraite qui doit être intégré à une stratégie patrimoniale plus large.

Pour estimer le besoin à financer avant de choisir le contrat, consultez notre guide sur la préparation de la retraite à Avignon.

Les trois principales formes de PER

Le Plan d’Épargne Retraite comprend trois grandes catégories. Elles ne répondent pas exactement aux mêmes objectifs et ne sont pas alimentées de la même manière.

Le PER individuel

Le PER individuel est souscrit directement par une personne auprès d’un assureur, d’une banque, d’une mutuelle, d’une institution de prévoyance ou d’un intermédiaire habilité.

Il peut être alimenté par :

  • des versements volontaires réguliers ;
  • des versements volontaires ponctuels ;
  • le transfert d’un autre PER ;
  • le transfert de certains anciens contrats de retraite ;
  • le transfert de sommes issues d’un ancien dispositif d’entreprise.

Le PER individuel a notamment succédé aux anciens PERP et contrats Madelin, qui ne sont plus commercialisés. Les contrats déjà ouverts peuvent néanmoins être conservés ou transférés après analyse.

Le PER d’entreprise collectif

Le PER d’entreprise collectif, ou PERECO, peut être mis en place dans une entreprise au bénéfice des salariés et, sous certaines conditions, du dirigeant.

Il peut notamment recevoir :

  • les versements volontaires du bénéficiaire ;
  • l’intéressement ;
  • la participation ;
  • la prime de partage de la valeur lorsqu’elle est affectée au plan ;
  • l’abondement de l’entreprise ;
  • les droits issus d’un compte épargne-temps ;
  • certains jours de repos non pris ;
  • le transfert d’un autre plan d’épargne retraite.

Ce dispositif peut permettre d’associer la préparation de la retraite à une politique d’épargne salariale.

Le PER d’entreprise obligatoire

Le PER d’entreprise obligatoire, ou PERO, peut être mis en place pour l’ensemble des salariés ou pour une catégorie objective de personnel.

Il reçoit notamment des cotisations obligatoires versées par l’employeur et, selon le régime, par les salariés concernés.

Les sommes provenant des versements obligatoires obéissent à des règles particulières. Elles sont notamment destinées à une sortie en rente et ne peuvent pas être débloquées pour financer l’acquisition de la résidence principale.

PER d’assurance ou PER d’investissement : quelles différences ?

Un PER individuel peut être ouvert sous deux formes principales.

Le PER d’assurance

Le PER d’assurance repose sur l’adhésion à un contrat d’assurance de groupe.

Selon le contrat, il peut proposer :

  • un fonds en euros ;
  • des unités de compte ;
  • des supports obligataires ;
  • des supports immobiliers ;
  • des fonds indiciels ;
  • des produits structurés ;
  • des options de prévoyance ;
  • une clause bénéficiaire en cas de décès avant la liquidation.

En cas de décès du titulaire avant la liquidation, les sommes sont transmises aux bénéficiaires désignés selon les règles propres au PER d’assurance.

Le PER bancaire ou PER d’investissement

Le PER bancaire est ouvert sous la forme d’un compte-titres.

Il permet d’investir sur des supports financiers sélectionnés par le gestionnaire du plan. Contrairement au PER d’assurance, il ne repose pas sur un contrat d’assurance de groupe et ne comporte pas de fonds en euros.

En cas de décès, les sommes détenues sur un PER d’investissement sont intégrées à l’actif successoral.

Quel type de PER privilégier ?

Le choix dépend notamment :

  • des supports recherchés ;
  • du besoin éventuel d’un fonds en euros ;
  • des frais du contrat ;
  • du mode de gestion proposé ;
  • des garanties complémentaires ;
  • des objectifs de transmission ;
  • de la qualité de l’accompagnement ;
  • du niveau de risque accepté.

Le PER d’assurance n’est pas automatiquement préférable au PER d’investissement, et inversement. Il faut comparer les caractéristiques concrètes des contrats plutôt que leur seule catégorie juridique.

Dans quelles situations le PER peut-il être pertinent ?

Le PER peut notamment être étudié lorsqu’une personne souhaite :

  • préparer des revenus complémentaires pour la retraite ;
  • constituer un capital à long terme ;
  • réduire son revenu imposable pendant sa vie professionnelle ;
  • transformer progressivement une partie de son épargne en rente ;
  • regrouper plusieurs anciens contrats de retraite ;
  • bénéficier d’une gestion pilotée à horizon ;
  • organiser une épargne régulière spécifiquement consacrée à la retraite ;
  • compléter une assurance-vie ou d’autres placements disponibles.

Il est particulièrement adapté lorsque l’horizon de placement est suffisamment long et que l’épargnant dispose déjà d’une trésorerie de précaution.

En revanche, il peut être moins approprié lorsque :

  • l’épargne doit rester immédiatement disponible ;
  • la personne dispose de peu de trésorerie de sécurité ;
  • l’avantage fiscal est faible ou inexistant ;
  • un projet important doit être financé à court terme ;
  • les frais du contrat sont trop élevés ;
  • les supports proposés ne correspondent pas au profil de l’épargnant ;
  • la sortie future risque d’entraîner une fiscalité mal anticipée.

Fiscalité du PER : comment fonctionne la déduction ?

Les versements volontaires effectués sur un PER peuvent, sous certaines conditions et dans la limite du plafond disponible, être déduits du revenu imposable.

Une déduction réduit le revenu soumis à l’impôt. Elle ne constitue pas une réduction d’impôt directement égale au montant versé.

Exemple simplifié

Une personne imposée dans une tranche marginale de 30 % verse 5 000 euros sur son PER et dispose d’un plafond de déduction suffisant.

Dans une approche simplifiée, l’économie maximale liée à la tranche de 30 % pourrait atteindre environ 1 500 euros. Toutefois, le gain réel dépend :

  • du revenu imposable ;
  • de la composition du foyer fiscal ;
  • des autres déductions ;
  • du plafond réellement disponible ;
  • de la progressivité de l’impôt ;
  • de la fiscalité applicable lors de la sortie.

L’économie obtenue à l’entrée ne doit donc jamais être étudiée sans mesurer les conséquences fiscales futures.

Choisir de ne pas déduire les versements

Le titulaire peut renoncer à la déduction fiscale de tout ou partie de ses versements volontaires.

Cette option peut être intéressante lorsque :

  • la personne est peu ou pas imposée ;
  • elle prévoit une imposition plus importante à la retraite ;
  • elle souhaite alléger la fiscalité applicable lors de la sortie ;
  • elle a déjà utilisé son plafond de déduction ;
  • elle effectue des versements dans un objectif essentiellement patrimonial.

Le choix entre versement déductible et versement non déductible doit être indiqué au gestionnaire du PER lors du versement.

Ce qui change pour les versements après 70 ans

Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER après 70 ans restent possibles, sous réserve des conditions du plan, mais ils ne sont plus déductibles du revenu imposable.

Une personne ayant atteint l’âge légal de la retraite n’est pas obligée de liquider immédiatement son PER. Elle peut conserver l’épargne sur le plan et, si le contrat le permet, continuer à effectuer des versements.

Lorsque le titulaire a atteint l’âge légal de la retraite ou a liquidé sa pension, les nouveaux versements sur un PER non encore liquidé sont disponibles dans les conditions prévues par la réglementation et le contrat.

Après 70 ans, l’intérêt d’un nouveau versement doit donc être analysé principalement sous l’angle :

  • de l’investissement financier ;
  • des frais ;
  • de la disponibilité ;
  • de la transmission ;
  • des autres enveloppes déjà détenues ;
  • de l’absence de déduction fiscale.

Quel est le plafond de déduction du PER ?

Les versements volontaires ne sont pas plafonnés en tant que tels. En revanche, le montant pouvant être déduit du revenu imposable est limité par un plafond personnel.

Ce plafond figure généralement sur l’avis d’impôt.

Il dépend notamment :

  • des revenus professionnels ;
  • du statut salarié ou indépendant ;
  • des cotisations de retraite supplémentaire déjà déduites ;
  • des abondements de l’entreprise ;
  • des plafonds non utilisés des années précédentes ;
  • de la situation du foyer fiscal.

Report des plafonds non utilisés

Pour les plafonds générés à partir de 2026, la fraction non utilisée peut être reportée pendant cinq années.

Les plafonds générés en 2024 et 2025 restent soumis à leur ancienne durée de report de trois ans. Ils pourront donc être utilisés respectivement jusqu’en 2027 et 2028.

Avant un versement important, il est nécessaire de vérifier le montant exact disponible sur l’avis d’impôt et de tenir compte des éventuels versements déjà réalisés dans l’année.

PER des travailleurs indépendants et professions libérales

Les artisans, commerçants, professionnels libéraux et autres travailleurs indépendants disposent de règles particulières pour le calcul de leur plafond de déduction.

Le montant déductible dépend notamment du bénéfice professionnel et des cotisations déjà versées sur certains dispositifs de retraite.

Pour un TNS, le PER peut permettre d’adapter l’effort d’épargne aux résultats de l’activité :

  • versements réguliers modérés ;
  • versement complémentaire lorsque le résultat annuel est connu ;
  • réduction des versements pendant une année plus difficile ;
  • utilisation d’une partie du plafond non consommé ;
  • coordination avec l’assurance-vie et la trésorerie disponible.

Le versement ne doit cependant pas fragiliser les liquidités nécessaires au fonctionnement de l’entreprise ou au niveau de vie personnel.

Pour approfondir cette situation, consultez nos guides sur la retraite des TNS à Avignon et la retraite des professions libérales.

PER et stratégie du dirigeant

Le dirigeant doit coordonner le PER avec son statut social, sa rémunération, ses dividendes et les dispositifs pouvant être financés par l’entreprise.

Selon la structure, plusieurs solutions peuvent être étudiées :

  • un PER individuel ;
  • un PERECO ;
  • un PERO ;
  • un PEE ;
  • l’intéressement ;
  • la participation ;
  • l’abondement de l’entreprise ;
  • une assurance-vie personnelle ;
  • un contrat de capitalisation ;
  • une stratégie de rémunération adaptée.

Une faible rémunération peut limiter les droits à la retraite obligatoire. Elle peut également diminuer certaines prestations de prévoyance calculées à partir du salaire.

Le choix entre salaire et dividendes ne doit donc pas être réalisé uniquement en fonction du revenu net immédiat.

Retrouvez nos analyses sur la retraite du dirigeant à Avignon et sur le choix salaire ou dividendes.

Gestion pilotée à horizon ou gestion libre ?

Le PER propose généralement une gestion pilotée à horizon par défaut, sauf choix contraire du titulaire.

La gestion pilotée à horizon

La gestion pilotée adapte progressivement la répartition des placements en fonction de la durée restant avant la retraite.

Lorsque l’horizon est éloigné, une part plus importante peut être investie sur des supports présentant davantage de fluctuations, mais aussi un potentiel de rendement supérieur.

À mesure que la retraite approche, la gestion vise à augmenter progressivement la part des placements considérés comme moins risqués.

Plusieurs profils peuvent être proposés :

  • prudent ;
  • équilibré ;
  • dynamique ;
  • ou d’autres profils définis par le contrat.

La gestion pilotée ne garantit pas le capital. Une baisse reste possible, y compris lorsque la date de départ approche.

La gestion libre

La gestion libre permet au titulaire de choisir lui-même la répartition de son épargne parmi les supports disponibles.

Elle peut convenir à une personne qui souhaite :

  • sélectionner ses propres supports ;
  • réaliser ses arbitrages ;
  • adapter elle-même le niveau de risque ;
  • conserver certains supports sur une longue durée ;
  • diversifier son allocation avec davantage de précision.

Elle nécessite néanmoins de suivre régulièrement le contrat et de réduire progressivement les risques lorsque l’échéance approche.

Les questions à poser sur la gestion

  • Quel profil est réellement appliqué ?
  • Quelle est la répartition entre fonds en euros et unités de compte ?
  • Quels supports sont utilisés dans la gestion pilotée ?
  • Quels sont leurs frais internes ?
  • À quelle fréquence les arbitrages sont-ils réalisés ?
  • Le profil peut-il être modifié facilement ?
  • Une gestion libre est-elle possible ?
  • Le contrat prévoit-il des options de sécurisation ?

Quels supports peut-on trouver dans un PER ?

Les supports proposés varient fortement d’un contrat à l’autre.

Selon le PER, l’épargne peut notamment être investie sur :

  • un fonds en euros ;
  • des fonds en actions ;
  • des fonds obligataires ;
  • des fonds diversifiés ;
  • des fonds indiciels ou ETF ;
  • des supports immobiliers ;
  • des fonds datés ;
  • des produits structurés ;
  • des supports thématiques ;
  • des supports investis sur différentes zones géographiques.

Le fonds en euros

Le fonds en euros est principalement recherché pour la protection du capital prévue par le contrat.

Il faut toutefois vérifier :

  • le niveau exact de garantie ;
  • les frais annuels de gestion ;
  • les conditions d’accès ;
  • la part minimale éventuellement imposée en unités de compte ;
  • les règles de participation aux bénéfices ;
  • la performance nette réellement servie.

Les unités de compte

Les unités de compte ne garantissent pas le capital. Leur valeur peut progresser ou diminuer selon les marchés et la nature des actifs détenus.

Le choix doit tenir compte :

  • de l’horizon de placement ;
  • du niveau de risque accepté ;
  • de la capacité financière à supporter une baisse ;
  • du patrimoine détenu par ailleurs ;
  • de la diversification globale ;
  • de la proximité de la retraite.

Un contrat proposant plusieurs centaines de supports n’est pas automatiquement meilleur. La qualité, les frais et la cohérence des supports sont plus importants que leur nombre.

Les frais à comparer avant de choisir un PER

Sur une durée de quinze, vingt ou trente ans, les frais peuvent réduire sensiblement le capital final.

Avant de souscrire, il faut notamment examiner :

  • les frais sur les versements ;
  • les frais annuels de gestion du contrat ;
  • les frais propres aux unités de compte ;
  • les frais du fonds en euros ;
  • les frais de gestion pilotée ;
  • les frais d’arbitrage ;
  • les frais de mandat ;
  • les frais de transfert ;
  • les frais applicables aux supports immobiliers ;
  • les frais applicables aux produits structurés ;
  • les frais de conversion en rente ;
  • les frais prélevés sur les arrérages de rente.

Un contrat sans frais sur versement peut néanmoins comporter des frais annuels élevés. À l’inverse, un contrat légèrement plus coûteux peut proposer un accompagnement, des supports ou des garanties répondant mieux à la situation.

La comparaison doit donc porter sur le coût global et sur les services réellement fournis.

Faire analyser mon PER

Dans quels cas peut-on débloquer un PER avant la retraite ?

Le PER est en principe conservé jusqu’à la retraite. La réglementation autorise néanmoins un déblocage anticipé dans certaines situations précises.

Les accidents de la vie

Un déblocage anticipé peut notamment être demandé en cas de :

  • décès du conjoint ou du partenaire de Pacs ;
  • invalidité de deuxième ou troisième catégorie du titulaire ;
  • invalidité de deuxième ou troisième catégorie du conjoint, du partenaire de Pacs ou d’un enfant ;
  • affection grave, handicap ou accident d’une particulière gravité touchant un enfant à charge ;
  • surendettement ;
  • expiration des droits à l’assurance chômage ;
  • cessation d’une fonction de mandataire social depuis au moins deux ans, sous les conditions prévues par la réglementation ;
  • cessation d’une activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire.

L’acquisition de la résidence principale

L’épargne peut également être débloquée pour financer l’acquisition de la résidence principale.

Cette possibilité ne concerne pas les sommes provenant de versements obligatoires effectués dans un PER d’entreprise obligatoire.

Il faut également anticiper la fiscalité. Lorsque les versements volontaires ont été déduits du revenu imposable, la part du capital correspondant à ces versements est imposée lors du déblocage pour la résidence principale.

Utiliser un PER pour financer une résidence principale peut donc être pertinent dans certaines situations, mais l’opération doit être comparée à une épargne plus disponible et à la fiscalité de sortie.

Comment récupérer son PER au moment de la retraite ?

À partir de l’obtention de la pension ou de l’âge légal de départ, le titulaire peut demander la liquidation de son PER.

La sortie en capital

Le capital peut, selon les compartiments concernés, être versé :

  • en une seule fois ;
  • en plusieurs versements fractionnés ;
  • en complément d’une rente.

Une sortie fractionnée peut permettre d’éviter de récupérer tout le capital la même année. Il faut néanmoins vérifier les conditions du contrat, les frais éventuels et les conséquences fiscales.

La sortie en rente viagère

La rente viagère permet de recevoir un revenu régulier jusqu’au décès.

Avant de choisir une rente, il faut vérifier :

  • le montant estimé de la rente ;
  • la table de conversion utilisée ;
  • les frais appliqués ;
  • la possibilité de réversion au conjoint ;
  • les annuités garanties ;
  • l’indexation éventuelle ;
  • les conséquences en cas de décès précoce ;
  • la fiscalité applicable.

La sortie mixte

Le titulaire peut également combiner une partie en capital et une partie en rente.

Cette solution peut permettre de financer un projet au moment de la retraite tout en conservant un revenu régulier.

Faut-il liquider immédiatement le PER ?

Non. Une personne ayant atteint l’âge légal de la retraite n’est pas obligée de débloquer immédiatement son PER.

Elle peut conserver les sommes investies et choisir ultérieurement le moment et le mode de sortie, sous réserve des conditions du plan.

Quelle fiscalité lors de la sortie du PER ?

La fiscalité dépend de plusieurs éléments :

  • l’origine des sommes ;
  • la déduction ou non des versements volontaires ;
  • la sortie en capital ou en rente ;
  • le motif d’un éventuel déblocage anticipé ;
  • la part correspondant aux versements ;
  • la part correspondant aux gains ;
  • la situation fiscale du titulaire au moment de la sortie.

Lorsqu’un versement volontaire a été déduit du revenu imposable, le capital correspondant à ce versement est généralement imposé lors de la sortie.

Lorsque le versement n’a pas été déduit, son remboursement bénéficie d’un traitement fiscal plus favorable, tandis que les gains restent soumis à la fiscalité applicable aux produits du placement.

Une simulation doit donc comparer :

  • l’économie d’impôt obtenue pendant la période d’épargne ;
  • l’impôt probable lors de la sortie ;
  • la tranche marginale actuelle ;
  • la tranche marginale future ;
  • le rythme des sorties en capital ;
  • la fiscalité d’une éventuelle rente.

Que devient le PER en cas de décès ?

Les conséquences dépendent principalement de la forme du plan.

Décès avec un PER d’assurance

Les sommes sont versées aux bénéficiaires désignés dans le contrat.

Le traitement fiscal dépend notamment de l’âge du titulaire au moment du décès et des règles applicables au PER d’assurance.

La clause bénéficiaire doit être vérifiée lors :

  • d’un mariage ;
  • d’un Pacs ;
  • d’un divorce ;
  • d’une naissance ;
  • d’une recomposition familiale ;
  • du décès d’un bénéficiaire ;
  • d’une évolution patrimoniale importante.

Décès avec un PER d’investissement

Les sommes détenues sur un PER ouvert sous la forme d’un compte-titres sont intégrées à l’actif successoral.

Le choix entre PER d’assurance et PER d’investissement doit donc également tenir compte des objectifs de transmission.

Peut-on transférer un ancien contrat vers un PER ?

Plusieurs anciens dispositifs peuvent être transférés vers un PER, notamment :

  • un PERP ;
  • un contrat Madelin ;
  • un contrat Article 83 ;
  • un PERCO ;
  • un contrat Préfon ;
  • un contrat Corem ;
  • un complément retraite des hospitaliers ;
  • un autre PER.

Le transfert n’est toutefois pas automatiquement avantageux.

Avant toute opération, il faut comparer :

  • les frais de l’ancien contrat ;
  • les frais du nouveau PER ;
  • les garanties de rente ;
  • les tables de conversion éventuellement garanties ;
  • la valeur de transfert ;
  • les supports financiers ;
  • les garanties de prévoyance ;
  • les options de réversion ;
  • les possibilités de sortie en capital ;
  • les conséquences fiscales ;
  • les frais de transfert.

Un ancien contrat peut contenir une garantie devenue impossible à retrouver sur un produit récent. Il ne faut donc jamais transférer uniquement pour simplifier la présentation des contrats.

Transférer un PER vers un autre PER

Un PER peut également être transféré vers un autre PER.

Le transfert est gratuit lorsque le plan est détenu depuis au moins cinq ans ou lorsque le transfert intervient après l’échéance du plan.

Avant cinq ans, des frais peuvent être facturés dans la limite prévue par la réglementation.

PER ou assurance-vie : faut-il choisir ?

Le PER et l’assurance-vie peuvent être complémentaires.

Le PER est principalement adapté à :

  • la préparation de la retraite ;
  • un horizon de placement long ;
  • une recherche de déduction fiscale ;
  • une épargne que le titulaire accepte de rendre moins disponible ;
  • une sortie en capital ou en rente à la retraite.

L’assurance-vie peut être adaptée à :

  • une épargne plus disponible ;
  • des projets avant la retraite ;
  • des retraits partiels ;
  • la transmission ;
  • la constitution d’un capital à moyen ou long terme ;
  • la diversification d’un patrimoine.

Associer les deux enveloppes

Une stratégie équilibrée peut répartir l’épargne entre :

  • une trésorerie de précaution immédiatement accessible ;
  • une assurance-vie disponible pour les projets intermédiaires ;
  • un PER consacré à la retraite ;
  • des placements financiers ou immobiliers complémentaires.

Notre comparatif PER ou assurance-vie à Avignon présente les différences de fiscalité, de disponibilité, de transmission et de sortie.

Vous pouvez également consulter notre guide consacré à l’assurance-vie à Avignon.

Combien faut-il verser sur un PER ?

Le montant ne doit pas être déterminé uniquement à partir du plafond fiscal.

Avant de verser, il faut conserver les sommes nécessaires pour :

  • l’épargne de précaution ;
  • les dépenses imprévues ;
  • les projets à court et moyen terme ;
  • les investissements professionnels ;
  • les périodes de baisse de revenus ;
  • les travaux ou dépenses familiales ;
  • les mensualités de crédits.

Le montant pertinent dépend :

  • de l’âge ;
  • du nombre d’années avant la retraite ;
  • de la pension estimée ;
  • du revenu souhaité ;
  • du capital déjà constitué ;
  • de la capacité d’épargne ;
  • du plafond de déduction ;
  • de la fiscalité ;
  • du rendement raisonnablement envisageable ;
  • du niveau de risque accepté.

Un travailleur indépendant peut, par exemple, prévoir des versements réguliers modérés puis effectuer un complément lorsque son résultat annuel et sa fiscalité sont connus.

À quel âge faut-il ouvrir un PER ?

Il n’existe pas d’âge idéal unique.

Commencer tôt permet généralement de répartir l’effort sur une durée plus longue. Cependant, une personne jeune doit également conserver une épargne disponible pour ses projets et ses imprévus.

Une personne plus proche de la retraite peut encore utiliser un PER, notamment lorsqu’elle :

  • dispose d’une capacité d’épargne importante ;
  • est fortement imposée ;
  • souhaite compléter un capital déjà constitué ;
  • connaît mieux sa date probable de départ ;
  • peut estimer précisément sa future pension.

Depuis 2024, les PER dont le titulaire est mineur ne peuvent plus recevoir de versements volontaires. Les plans déjà ouverts restent bloqués jusqu’à la majorité.

Les erreurs fréquentes lors du choix d’un PER

  • Choisir le contrat uniquement pour obtenir une réduction d’impôt.
  • Verser toute son épargne disponible.
  • Ne pas conserver de trésorerie de précaution.
  • Ne pas anticiper la fiscalité de sortie.
  • Confondre plafond de déduction et montant raisonnable à verser.
  • Ne pas comparer les frais annuels des supports.
  • Se fier uniquement au nombre d’unités de compte.
  • Choisir une gestion pilotée sans vérifier son allocation réelle.
  • Prendre trop de risque à l’approche de la retraite.
  • Rester excessivement prudent malgré un horizon très long.
  • Transférer un ancien contrat sans examiner ses garanties.
  • Oublier la clause bénéficiaire d’un PER d’assurance.
  • Considérer le déblocage pour la résidence principale comme fiscalement neutre.
  • Négliger les solutions pouvant être financées par l’entreprise.
  • Ne jamais réévaluer le contrat après une évolution professionnelle ou familiale.

L’accompagnement d’Excelsior Assurances

Excelsior Assurances accompagne les particuliers, dirigeants, travailleurs indépendants et professions libérales dans la sélection et le suivi de leur Plan d’Épargne Retraite.

L’analyse peut notamment porter sur :

  • les droits estimés à la retraite ;
  • le revenu complémentaire recherché ;
  • la capacité d’épargne ;
  • le plafond fiscal disponible ;
  • la fiscalité actuelle et future ;
  • les PER déjà détenus ;
  • les anciens PERP, Madelin ou Article 83 ;
  • les frais des contrats ;
  • les supports financiers ;
  • la gestion libre ou pilotée ;
  • le niveau de risque ;
  • les conditions de sortie ;
  • la transmission en cas de décès ;
  • la complémentarité avec l’assurance-vie ;
  • les solutions pouvant être financées par l’entreprise.

L’objectif n’est pas uniquement d’ouvrir un nouveau contrat. Il consiste à vérifier que le PER répond réellement à votre situation, à vos objectifs et à votre horizon de placement.

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Questions fréquentes sur le PER à Avignon

Le PER est-il obligatoire pour préparer sa retraite ?

Non. Le PER constitue une solution parmi d’autres. L’assurance-vie, l’épargne salariale, les placements financiers, le contrat de capitalisation et l’immobilier peuvent également participer à la préparation de la retraite.

Les versements sont-ils obligatoires ?

Sur un PER individuel, les versements volontaires peuvent généralement être réguliers ou ponctuels. Il faut néanmoins vérifier les éventuels minimums prévus par le contrat.

Le PER réduit-il toujours l’impôt ?

Non. L’avantage dépend du plafond disponible, du revenu imposable et du choix de déduire les versements. Les versements réalisés après 70 ans ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026.

Peut-on verser plus que son plafond fiscal ?

Oui. Les versements volontaires ne sont pas limités au plafond fiscal. En revanche, la partie dépassant le plafond ne bénéficie pas de la déduction correspondante.

Le PER est-il bloqué jusqu’à la retraite ?

En principe, oui. Toutefois, plusieurs cas de déblocage anticipé sont prévus pour certains accidents de la vie et pour l’acquisition de la résidence principale.

Peut-on sortir entièrement en capital ?

Les sommes provenant des versements volontaires et de l’épargne salariale peuvent généralement être récupérées en capital, sous réserve des options du plan. Les sommes issues de versements obligatoires sont soumises à des règles particulières.

Peut-on fractionner la sortie en capital ?

Oui, la réglementation permet une sortie en capital en une ou plusieurs fois. Il faut vérifier les modalités pratiques et les éventuels frais du contrat.

Peut-on conserver son PER après l’âge de la retraite ?

Oui. Le titulaire n’est pas obligé de liquider immédiatement son PER lorsqu’il atteint l’âge légal ou obtient sa pension.

Le PER est-il préférable à l’assurance-vie ?

Pas systématiquement. Le PER peut être plus adapté à une épargne spécifiquement réservée à la retraite. L’assurance-vie conserve généralement davantage de disponibilité. Les deux solutions peuvent être complémentaires.

Peut-on transférer un contrat Madelin ou un PERP ?

Oui, un transfert peut être étudié. Toutefois, il faut comparer les frais, les garanties de rente, les supports et les avantages de l’ancien contrat avant toute décision.

La gestion pilotée protège-t-elle le capital ?

Non. Elle vise à réduire progressivement le niveau de risque à l’approche de la retraite, mais elle ne garantit pas le capital investi.

Que se passe-t-il en cas de décès ?

Le traitement dépend de la forme du PER. Un PER d’assurance est transmis aux bénéficiaires désignés selon les règles applicables. Un PER d’investissement est intégré à la succession.

Choisir le guide adapté à votre situation

Faire analyser votre PER à Avignon

Un bon Plan d’Épargne Retraite doit être adapté à votre fiscalité, à votre horizon, à votre patrimoine, à votre capacité d’épargne et à vos objectifs de sortie.

Excelsior Assurances peut vous accompagner pour comparer vos contrats, analyser un ancien PERP ou Madelin, vérifier les frais, choisir le mode de gestion et organiser la complémentarité entre PER et assurance-vie.

Faire analyser mon Plan d’Épargne Retraite

Sources officielles sur le Plan d’Épargne Retraite

médecin prescrivant un arret de travail
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