Schéma explicatif sur la franchise arrêt de travail TNS en prévoyance, comparant les délais de 15, 30, 60 et 90 jours et les points à vérifier selon l’accident, l’hospitalisation, le dos, le psychologique et les frais professionnels

Franchise arrêt de travail TNS: 15, 30, 60 ou 90 jours, comment choisir ?

La franchise peut changer toute l’efficacité de votre prévoyance

Quand un travailleur non salarié compare plusieurs contrats de prévoyance, il regarde souvent le montant de l’indemnité journalière.

C’est logique.

Mais ce n’est pas suffisant.

Un contrat peut prévoir 100 €, 150 € ou 200 € par jour en cas d’arrêt de travail, mais ne commencer à indemniser qu’après 30, 60 ou 90 jours.

La vraie question n’est donc pas seulement : combien le contrat me verse-t-il ?

La vraie question est aussi : à partir de quand le contrat commence-t-il réellement à me verser quelque chose ?

C’est le rôle de la franchise.

La franchise correspond au délai pendant lequel vous êtes bien en arrêt de travail, mais pas encore indemnisé par votre contrat de prévoyance.

Pour un indépendant, un dirigeant, un professionnel libéral, un artisan, un commerçant ou un professionnel de santé, ce délai peut avoir des conséquences importantes.

Il peut impacter le revenu personnel.

Il peut aussi impacter les frais professionnels, comme le loyer du cabinet, le leasing du véhicule, les charges fixes, les salaires, les logiciels, les cotisations ou les financements en cours.

Chez Excelsior Assurances, cabinet de courtage situé à Barbentane, près d’Avignon, nous accompagnons les travailleurs non salariés dans l’analyse de leur prévoyance professionnelle.

Cette page complète notre guide sur la l’arrêt de travail TNS à Avignon, notre page sur les frais professionnels TNS en prévoyance et notre guide central sur la prévoyance TNS à Avignon.

Objectif de cette page : vous aider à choisir une franchise cohérente avec votre métier, votre trésorerie, vos charges et votre budget, sans tomber dans le piège du contrat trop cher ou du contrat trop lent à indemniser.

Fiche d’identité

Thème : franchise arrêt de travail en prévoyance TNS.

Objectif : comprendre les différences entre franchise maladie, accident, hospitalisation, frais professionnels, dos et pathologies psychologiques.

Public concerné : indépendants, dirigeants, professions libérales, artisans, commerçants, professionnels de santé, consultants, gérants de société et travailleurs non salariés.

Zone d’intervention : Avignon, Barbentane, Châteaurenard, Saint-Rémy-de-Provence, Arles, Villeneuve-lès-Avignon, Les Angles, Tarascon, Beaucaire, Vaucluse, Gard, Nord des Bouches-du-Rhône, Alpilles et France entière.

Temps de lecture : 12 à 15 minutes.

Dernière mise à jour : juillet 2026.

En 30 secondes

Ce guide est fait pour vous si :

  • Vous hésitez entre une franchise de 15, 30, 60 ou 90 jours.
  • Vous voulez comprendre pourquoi une franchise courte n’est pas toujours le meilleur choix.
  • Vous voulez savoir pourquoi une franchise de 30 jours peut être un bon équilibre prix/protection.
  • Vous avez des frais professionnels qui continuent même lorsque vous êtes arrêté.
  • Vous voulez vérifier si la franchise est réduite en cas d’accident ou d’hospitalisation.
  • Vous voulez comprendre les différences entre hospitalisation de 48 heures, chirurgie ambulatoire et simple passage aux urgences.
  • Vous voulez éviter les mauvaises surprises sur les pathologies du dos ou les pathologies psychologiques.
  • Vous comparez plusieurs contrats et vous voulez aller au-delà du prix affiché.

Définition

Qu’est-ce qu’une franchise en arrêt de travail TNS ?

La franchise est le délai qui s’écoule entre le début de l’arrêt de travail et le début de l’indemnisation par le contrat de prévoyance.

Si votre contrat prévoit une franchise maladie de 30 jours, cela signifie que l’indemnisation commence généralement à partir du 31e jour d’arrêt, selon les conditions du contrat.

Si la franchise est de 60 jours, l’indemnisation commence plus tard.

Si elle est de 90 jours, vous devez pouvoir absorber trois mois avant que le contrat ne prenne le relais.

Cette règle paraît simple, mais elle cache plusieurs subtilités.

Il peut exister une franchise différente selon la cause de l’arrêt : maladie, accident, hospitalisation, pathologie psychologique, affection disco-vertébrale ou garantie frais professionnels.

C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais lire uniquement la ligne “indemnités journalières” sur un devis.

Il faut lire les conditions de déclenchement.

Une franchise peut être courte dans certains cas, mais beaucoup plus longue dans d’autres.

L’avis Excelsior

La franchise est l’un des points les plus importants d’un contrat de prévoyance. Elle détermine le moment où le contrat devient réellement utile. Une bonne franchise n’est pas forcément la plus courte : c’est celle qui correspond à votre trésorerie, à vos charges et à votre capacité à tenir sans indemnisation.

Pourquoi la franchise influence fortement le prix du contrat ?

Plus une franchise est courte, plus le contrat est généralement cher.

C’est normal.

Un assureur qui indemnise dès le 8e ou le 15e jour prend un risque plus fréquent qu’un assureur qui commence à indemniser au 30e, 60e ou 90e jour.

La franchise a donc un impact direct sur la cotisation.

C’est pour cette raison qu’il ne faut pas conseiller systématiquement la franchise la plus courte.

Une franchise courte peut être intéressante pour certains profils, mais elle peut aussi rendre le contrat trop cher, surtout lorsque le budget est limité.

Dans beaucoup de situations, une franchise de 30 jours représente un bon équilibre.

Elle permet de réduire le coût du contrat par rapport à une franchise très courte, tout en évitant d’attendre deux ou trois mois avant de percevoir une indemnisation.

Elle peut être particulièrement cohérente si le professionnel dispose d’un minimum de trésorerie personnelle ou professionnelle pour absorber les premières semaines.

Il faut donc raisonner en équilibre.

Le bon contrat n’est pas toujours celui qui indemnise le plus vite.

C’est celui qui protège correctement, tout en restant financièrement tenable dans la durée.

Notre recommandation

Une franchise doit être choisie comme un arbitrage entre protection et budget. Vouloir systématiquement la franchise la plus courte peut augmenter fortement le coût du contrat. À l’inverse, choisir une franchise trop longue uniquement pour baisser le prix peut créer un risque important en cas d’arrêt prolongé.

Franchise 15, 30, 60 ou 90 jours : comment raisonner ?

Il n’existe pas une franchise idéale pour tout le monde.

La bonne franchise dépend de plusieurs critères.

Votre régime obligatoire.

Votre niveau de revenu.

Votre trésorerie.

Vos charges personnelles.

Vos frais professionnels.

Votre métier.

Votre capacité à réduire temporairement vos dépenses.

Votre capacité à être remplacé.

Votre budget de cotisation.

Un professionnel avec peu de charges, de l’épargne disponible et une activité facilement suspendable peut parfois accepter une franchise plus longue.

Un professionnel avec un cabinet, un local, des salariés, du matériel financé ou une trésorerie limitée devra être beaucoup plus prudent.

Franchise courte : protection rapide, coût plus élevé

Une franchise courte permet d’être indemnisé plus rapidement.

Elle peut être utile si le professionnel a peu de trésorerie, des charges personnelles élevées ou une activité qui ne permet pas d’absorber plusieurs semaines sans revenu.

Mais elle augmente généralement le coût du contrat.

Elle doit donc être choisie pour une vraie raison, et pas seulement par réflexe.

Franchise de 30 jours : souvent un bon équilibre

Une franchise de 30 jours est souvent un bon compromis pour un TNS.

Elle permet de réduire la cotisation par rapport à une franchise très courte.

Elle évite aussi d’attendre 60 ou 90 jours avant de percevoir une indemnisation.

Dans la majorité des contrats bien construits, les situations d’accident ou d’hospitalisation peuvent parfois bénéficier d’une franchise réduite, selon les conditions prévues.

C’est pour cette raison qu’une franchise maladie de 30 jours peut rester cohérente, à condition de bien vérifier les règles spécifiques en cas d’accident et d’hospitalisation.

Franchise de 60 jours : possible, mais à manier avec prudence

Une franchise de 60 jours peut permettre de réduire le coût du contrat.

Elle peut convenir à certains professionnels qui disposent d’une bonne trésorerie et de charges limitées.

Mais elle devient plus risquée si le professionnel dépend fortement de son revenu mensuel ou si ses frais professionnels sont élevés.

Deux mois sans indemnisation peuvent être difficiles à absorber.

Il faut donc vérifier si cette franchise concerne uniquement la maladie courante, ou si elle s’applique aussi à des situations plus lourdes.

Franchise de 90 jours : attention au risque de trou de garantie

Une franchise de 90 jours réduit souvent la cotisation.

Mais elle peut aussi créer une vraie fragilité.

Trois mois sans indemnisation peuvent représenter une période très longue pour un indépendant.

C’est encore plus vrai si les charges professionnelles continuent pendant l’arrêt.

Une franchise de 90 jours peut être acceptable dans certains cas très spécifiques, mais elle doit être choisie en pleine connaissance de cause.

Elle ne doit jamais être retenue uniquement parce que le devis est moins cher.

La franchise peut être différente selon la cause de l’arrêt

C’est l’un des points les plus importants à comprendre.

Un contrat peut afficher une franchise générale, mais prévoir des règles différentes selon la nature de l’arrêt de travail.

La franchise peut être différente en cas de maladie.

Elle peut être réduite en cas d’accident.

Elle peut être réduite en cas d’hospitalisation.

Elle peut être allongée pour certaines pathologies psychologiques.

Elle peut être allongée pour les affections du dos ou disco-vertébrales.

Elle peut aussi être différente pour les frais professionnels.

C’est pourquoi il ne faut jamais se contenter d’une seule ligne sur le devis.

Il faut comprendre la mécanique complète du contrat.

Exemple concret

Un contrat peut prévoir une franchise de 30 jours en maladie, mais une franchise réduite à 3 jours en cas d’hospitalisation.

Un autre contrat peut prévoir une franchise de 30 jours, mais considérer l’hospitalisation uniquement si elle dure au moins 48 heures.

Un troisième contrat peut assimiler certaines interventions chirurgicales ambulatoires à une hospitalisation, ce qui permet de réduire la franchise même sans nuit passée à l’hôpital.

Sur le papier, les trois contrats peuvent paraître proches.

Dans la réalité, ils ne fonctionnent pas du tout de la même manière.

Hospitalisation : attention aux conditions exactes du contrat

Beaucoup de contrats prévoient une franchise réduite en cas d’hospitalisation.

C’est un point très important.

Mais il faut vérifier ce que le contrat appelle exactement une hospitalisation.

Certains contrats exigent une hospitalisation d’au moins 24 heures.

D’autres exigent 48 heures.

Certains contrats peuvent être plus souples.

D’autres peuvent prendre en compte une intervention chirurgicale en ambulatoire, à condition qu’elle réponde aux critères prévus dans les conditions générales.

Cette différence peut tout changer.

Aujourd’hui, de nombreuses interventions se font en ambulatoire.

Le patient entre le matin et ressort le jour même.

Si le contrat ne reconnaît pas l’ambulatoire comme une hospitalisation, la franchise réduite peut ne pas s’appliquer.

À l’inverse, certains contrats permettent de considérer une intervention chirurgicale ambulatoire comme une hospitalisation au sens du contrat.

Dans ce cas, la franchise peut être réduite.

Point de vigilance

La phrase “franchise réduite en cas d’hospitalisation” ne suffit pas. Il faut lire la définition exacte de l’hospitalisation dans le contrat : durée minimale, nuitée obligatoire, chirurgie ambulatoire acceptée ou non, conditions médicales, justificatifs demandés.

Accident : une franchise souvent réduite, mais pas toujours de la même façon

Les contrats de prévoyance prévoient souvent une franchise plus courte en cas d’accident.

C’est logique, car l’accident est généralement plus soudain, plus identifiable et moins lié à une pathologie progressive.

Mais là encore, il faut lire les conditions.

La définition de l’accident peut varier d’un contrat à l’autre.

Certains contrats retiennent une définition stricte.

D’autres sont plus larges.

Il faut aussi vérifier si la franchise accident s’applique uniquement aux indemnités journalières personnelles, ou également aux frais professionnels.

Un contrat peut être favorable sur le revenu personnel, mais moins favorable sur les charges fixes de l’activité.

C’est un point essentiel pour les indépendants qui ont des frais professionnels importants.

L’avis Excelsior

Dans beaucoup de situations, une franchise de 30 jours en maladie peut être acceptable si le contrat réduit correctement la franchise en cas d’accident ou d’hospitalisation. Mais cette conclusion n’est valable que si les définitions du contrat sont claires et favorables.

Frais professionnels : la franchise doit aussi être vérifiée

La franchise ne concerne pas uniquement les indemnités journalières personnelles.

Elle peut aussi concerner la garantie frais professionnels.

C’est un point que beaucoup de professionnels oublient.

Un contrat peut prévoir une indemnisation du revenu personnel après 30 jours, mais une franchise différente pour les frais professionnels.

Or, les frais professionnels continuent souvent dès le premier jour d’arrêt.

Loyer, leasing, crédit, logiciel, abonnement, charges sociales, salaires, comptabilité, assurance professionnelle : les prélèvements ne s’arrêtent pas parce que vous êtes malade.

Une franchise longue sur les frais professionnels peut donc créer une vraie tension de trésorerie.

C’est encore plus sensible pour les professionnels qui ont un cabinet, un local, un véhicule professionnel, un salarié ou du matériel financé.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter notre page dédiée aux frais professionnels TNS en prévoyance.

Exemple concret

Un professionnel peut accepter une franchise de 30 jours sur son revenu personnel, car il dispose d’un peu d’épargne pour vivre le premier mois.

Mais si ses frais professionnels représentent 2 500 € par mois et que la garantie frais professionnels ne démarre qu’après 60 ou 90 jours, le risque n’est plus le même.

Il peut se retrouver sans ressources suffisantes pour couvrir à la fois sa vie privée et ses charges fixes.

Notre recommandation

La franchise des frais professionnels doit être analysée séparément de la franchise des indemnités journalières personnelles. Un contrat peut être correct sur l’un et insuffisant sur l’autre.

Schéma expliquant comment la franchise arrêt de travail TNS peut varier selon la cause de l’arrêt : maladie, accident, hospitalisation, pathologies psychologiques, dos et affections disco-vertébrales

Pathologies psychologiques : des franchises parfois allongées

Les pathologies psychologiques sont un point de vigilance majeur en prévoyance TNS.

Dépression, burn-out, troubles anxieux sévères, épuisement professionnel ou troubles psychiques peuvent entraîner des arrêts de travail longs.

Pourtant, tous les contrats ne les traitent pas de la même manière.

Certains contrats appliquent la franchise classique.

D’autres prévoient une franchise spécifique plus longue.

On peut retrouver, selon les contrats, des franchises de 60 jours ou 90 jours pour certaines pathologies psychologiques.

Certains contrats peuvent aussi limiter la durée d’indemnisation ou prévoir des conditions particulières de prise en charge.

C’est un point essentiel à vérifier, car un arrêt lié à une pathologie psychologique peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Si la franchise est longue, l’assuré peut se retrouver sans indemnisation pendant une période importante.

Point de vigilance

Il ne suffit pas de vérifier que les pathologies psychologiques sont couvertes. Il faut aussi vérifier la franchise applicable, la durée maximale d’indemnisation, les conditions médicales exigées et les éventuelles limitations prévues dans le contrat.

Pathologies du dos et affections disco-vertébrales : attention aux franchises spécifiques

Les pathologies du dos sont fréquentes chez les travailleurs non salariés.

Elles peuvent toucher des artisans, des soignants, des commerçants, des professionnels qui portent du matériel, mais aussi des dirigeants ou professions libérales soumis à de longues postures de travail.

Lombalgie, hernie discale, sciatique, cervicalgie, discopathie ou affection disco-vertébrale peuvent provoquer des arrêts de travail parfois très longs.

Mais là encore, les contrats ne se valent pas.

Certains contrats appliquent la franchise normale.

D’autres prévoient une franchise spécifique plus longue pour les affections disco-vertébrales.

Dans certains contrats, notamment certains contrats bancaires observés récemment, on peut retrouver une franchise de 90 jours pour tout ce qui concerne les affections disco-vertébrales.

Pour un professionnel arrêté à cause du dos, c’est une vraie difficulté.

Trois mois sans indemnisation peuvent devenir une catastrophe financière.

Le risque est encore plus important si le contrat ne protège pas correctement les frais professionnels.

Dans ce cas, le professionnel peut se retrouver sans ressources suffisantes pour son revenu personnel, tout en continuant à payer ses charges fixes professionnelles.

Exemple concret

Un artisan, un kinésithérapeute ou un professionnel libéral est arrêté pour une hernie discale invalidante.

Son contrat prévoit une franchise classique de 30 jours en maladie, mais une franchise spécifique de 90 jours pour les affections disco-vertébrales.

Sur le devis, la franchise semblait correcte.

Mais dans la réalité du sinistre, l’indemnisation ne démarre qu’après trois mois.

Si le professionnel n’a pas de trésorerie suffisante, la situation peut devenir très compliquée.

L’avis Excelsior

Les exclusions, franchises spécifiques et limitations sur le dos doivent être lues avec une attention particulière. Une franchise de 90 jours sur les affections disco-vertébrales peut transformer un contrat apparemment compétitif en contrat très fragile au moment du sinistre.

Pourquoi certains contrats bancaires peuvent être insuffisants ?

Les contrats distribués par les banques peuvent parfois donner une impression de simplicité.

Ils sont faciles à souscrire.

Ils peuvent être présentés comme une protection globale.

Ils peuvent aussi paraître compétitifs sur le prix.

Mais en prévoyance TNS, la simplicité apparente peut cacher des limites importantes.

Le sujet n’est pas de dire que tous les contrats bancaires sont mauvais.

Le sujet est de vérifier précisément ce qu’ils couvrent.

Franchise maladie.

Franchise accident.

Franchise hospitalisation.

Franchise dos.

Franchise psychologique.

Frais professionnels.

Durée d’indemnisation.

Invalidité.

Définitions contractuelles.

Un contrat peut sembler correct au premier regard, mais prévoir des délais beaucoup plus longs sur des pathologies fréquentes.

C’est particulièrement sensible sur le dos et le psychologique.

Ce sont pourtant deux causes importantes d’arrêts de travail longs.

Notre conseil

Avant de comparer le prix d’un contrat bancaire avec un contrat de prévoyance spécialisé, il faut comparer les conditions réelles d’indemnisation. Une cotisation plus basse peut s’expliquer par des franchises plus longues, des définitions plus restrictives ou des garanties moins adaptées au métier exercé.

Franchise et trésorerie : combien de temps pouvez-vous tenir ?

Le choix de la franchise doit être relié à une question très concrète.

Combien de temps pouvez-vous tenir sans indemnisation ?

La réponse dépend de votre situation personnelle et professionnelle.

Un TNS avec une épargne de sécurité, peu de charges fixes et un conjoint avec un revenu stable peut accepter une franchise plus longue.

Un professionnel avec un cabinet, des enfants à charge, un crédit immobilier, un leasing, un salarié et peu de trésorerie doit être beaucoup plus prudent.

La franchise ne doit donc jamais être choisie uniquement pour faire baisser la cotisation.

Elle doit être choisie en fonction de votre capacité réelle à absorber le délai d’attente.

Les questions à se poser

  • Combien ai-je besoin chaque mois pour vivre personnellement ?
  • Combien de charges professionnelles continuent même si je suis arrêté ?
  • Ai-je une trésorerie personnelle disponible ?
  • Ai-je une trésorerie professionnelle mobilisable ?
  • Mon régime obligatoire verse-t-il quelque chose rapidement ?
  • Mon conjoint peut-il absorber temporairement une baisse de revenu ?
  • Mes frais professionnels sont-ils couverts avec la même franchise ?
  • La franchise est-elle différente en cas d’accident, hospitalisation, dos ou pathologie psychologique ?

Ces questions permettent de sortir d’une comparaison purement tarifaire.

Elles permettent de choisir une franchise adaptée à votre réalité.

Franchise courte ou franchise longue : il n’y a pas de réponse automatique

Il serait trop simple de dire qu’il faut toujours choisir la franchise la plus courte.

Ce n’est pas notre approche.

Une franchise courte peut être très protectrice, mais elle augmente souvent le prix du contrat.

Si le coût devient trop élevé, le professionnel risque de réduire d’autres garanties importantes, ou de ne pas conserver son contrat dans la durée.

À l’inverse, une franchise longue peut permettre de payer moins cher.

Elle peut être cohérente si le professionnel dispose d’une vraie capacité d’absorption.

Mais elle devient dangereuse si elle crée un trou de garantie trop important.

Le bon choix est donc un équilibre.

Il faut payer le juste prix pour une protection réellement utile.

Une franchise de 30 jours est souvent intéressante dans cette logique.

Elle permet de maîtriser le coût du contrat, tout en évitant les délais très longs.

Et dans de nombreux contrats, les situations d’accident ou d’hospitalisation peuvent bénéficier d’une franchise réduite, sous réserve des conditions prévues.

L’avis Excelsior

Le but n’est pas de vendre systématiquement la franchise la plus courte. Le but est de choisir une franchise que vous pouvez réellement supporter, tout en gardant un contrat complet sur l’arrêt de travail, les frais professionnels, l’invalidité et le décès.

Franchise et régime obligatoire : un point souvent oublié

Le régime obligatoire peut jouer un rôle dans le choix de la franchise.

Selon votre statut et votre caisse, les prestations en cas d’arrêt de travail peuvent être différentes.

Un artisan, un commerçant, un professionnel libéral, un médecin, un avocat ou un dirigeant ne sont pas toujours protégés de la même manière.

Certains régimes prévoient des indemnités journalières.

D’autres sont plus limités.

Les délais de carence, les montants et les conditions varient selon les situations.

La prévoyance privée doit donc venir compléter le régime obligatoire, et non être choisie sans tenir compte de lui.

Une franchise de 30 jours peut être cohérente pour un profil, mais insuffisante ou trop longue pour un autre.

Tout dépend de ce qui existe déjà en première ligne.

Point de vigilance

Avant de choisir une franchise, il faut regarder ce que votre régime obligatoire prévoit réellement en cas d’arrêt de travail. Beaucoup de professionnels surestiment la protection dont ils bénéficient déjà.

Franchise et métier exercé : un artisan, un médecin et un consultant n’ont pas le même risque

Le métier exercé change fortement l’analyse.

Un consultant qui peut reporter certaines missions n’a pas exactement le même risque qu’un kinésithérapeute qui ne peut plus recevoir ses patients.

Un artisan qui ne peut plus aller sur chantier n’a pas le même risque qu’un dirigeant capable de déléguer temporairement une partie de ses tâches.

Un médecin ou un chirurgien-dentiste qui ne peut plus pratiquer peut voir son activité fortement ralentir dès les premiers jours.

La franchise doit donc être reliée à la réalité du métier.

Plus l’activité dépend directement de votre présence physique, plus le choix de la franchise devient sensible.

Plus les charges fixes sont importantes, plus la franchise des frais professionnels doit être étudiée.

Plus les arrêts de travail peuvent être longs ou difficiles à remplacer, plus il faut éviter les délais trop importants.

Exemple concret

Un consultant avec peu de charges et une épargne disponible peut parfois accepter une franchise plus longue pour réduire le coût de son contrat.

Un chirurgien-dentiste, un kinésithérapeute ou un artisan avec du matériel, un local et des échéances régulières doit analyser la franchise avec beaucoup plus de prudence.

Le même délai de 60 jours ne produit pas les mêmes conséquences selon le métier.

Les erreurs fréquentes sur la franchise arrêt de travail TNS

Les erreurs sur les franchises sont fréquentes, car le sujet paraît simple au premier abord.

En réalité, c’est l’un des points les plus techniques du contrat.

  • Comparer uniquement le montant des indemnités journalières.
  • Choisir une franchise longue uniquement pour faire baisser le prix.
  • Penser qu’une franchise de 30 jours s’applique de la même manière dans tous les cas.
  • Ne pas vérifier la franchise spécifique en cas d’hospitalisation.
  • Ne pas lire la définition exacte de l’hospitalisation.
  • Oublier les interventions chirurgicales ambulatoires.
  • Ne pas vérifier les franchises spécifiques pour les pathologies psychologiques.
  • Ne pas vérifier les franchises spécifiques pour les affections du dos ou disco-vertébrales.
  • Oublier que les frais professionnels peuvent avoir leur propre franchise.
  • Comparer un contrat spécialisé avec un contrat bancaire uniquement sur le prix.
  • Résilier un ancien contrat sans avoir vérifié les conditions du nouveau.

Une bonne analyse permet d’éviter ces pièges.

Elle permet surtout de comprendre à quel moment le contrat devient réellement efficace.

Comment Excelsior Assurances analyse la franchise d’un contrat ?

Notre rôle n’est pas de regarder uniquement la ligne tarifaire.

Nous analysons la franchise dans l’ensemble du contrat.

Nous regardons d’abord votre situation réelle.

Votre métier.

Votre revenu.

Vos charges personnelles.

Vos frais professionnels.

Votre trésorerie.

Votre régime obligatoire.

Votre capacité à être remplacé.

Votre exposition au dos, au stress, aux déplacements, au geste technique ou à la présence physique.

Ensuite, nous analysons les conditions du contrat.

Les points que nous vérifions

  • La franchise maladie.
  • La franchise accident.
  • La franchise hospitalisation.
  • La définition exacte de l’hospitalisation.
  • La prise en compte ou non de la chirurgie ambulatoire.
  • La franchise applicable aux frais professionnels.
  • Les franchises spécifiques pour les pathologies psychologiques.
  • Les franchises spécifiques pour les affections disco-vertébrales.
  • La durée d’indemnisation.
  • Les exclusions et limitations.
  • La cohérence entre le prix du contrat et la qualité réelle des garanties.

Cette analyse permet de comparer les contrats autrement.

Un contrat moins cher peut être cohérent.

Mais il peut aussi être moins protecteur.

La différence se voit rarement dans le montant de l’indemnité journalière.

Elle se voit souvent dans les franchises, les définitions et les exclusions.

Cas pratique : une franchise de 30 jours qui reste cohérente

Monsieur Laurent est consultant indépendant.

Il travaille principalement depuis son bureau.

Il a peu de frais fixes professionnels.

Il dispose d’une trésorerie personnelle permettant d’absorber environ un mois de baisse de revenu.

Dans son cas, une franchise maladie de 30 jours peut être cohérente.

Elle lui permet de payer moins cher qu’une franchise très courte.

Elle limite aussi le risque d’attendre trop longtemps avant l’indemnisation.

Si le contrat prévoit une franchise réduite en cas d’accident ou d’hospitalisation, cette solution peut représenter un bon équilibre.

Mais cette conclusion dépend des conditions exactes du contrat.

Il faut notamment vérifier la définition de l’hospitalisation, la prise en compte éventuelle de l’ambulatoire, et les franchises spécifiques sur le dos ou le psychologique.

Cas pratique : une franchise de 90 jours qui devient dangereuse

Madame Bernard est professionnelle de santé.

Elle exerce en cabinet.

Elle supporte un loyer, un logiciel métier, des cotisations, du matériel et des charges fixes.

Son contrat prévoit une indemnité journalière correcte, mais une franchise de 90 jours sur certaines affections disco-vertébrales.

Sur le papier, le contrat paraît économique.

Mais en cas d’arrêt du dos, elle pourrait attendre trois mois avant d’être indemnisée.

Pendant ce temps, son revenu baisse fortement.

Ses frais professionnels continuent.

Son cabinet reste à payer.

La situation peut devenir très compliquée.

Dans ce cas, le vrai sujet n’est pas seulement le prix du contrat.

Le vrai sujet est le risque financier pendant la période non indemnisée.

L’avis Excelsior

Une franchise de 90 jours n’est pas forcément mauvaise en toutes circonstances. Mais appliquée à des pathologies fréquentes comme le dos, et combinée à des frais professionnels importants, elle peut créer un risque majeur pour le professionnel.

Vous souhaitez faire analyser les franchises de votre contrat ?

Vous êtes indépendant, dirigeant, profession libérale, artisan, commerçant ou professionnel de santé autour d’Avignon ?

Excelsior Assurances peut analyser votre contrat actuel et vérifier si les franchises sont cohérentes avec votre situation.

Nous pouvons notamment contrôler la franchise maladie, accident, hospitalisation, frais professionnels, pathologies psychologiques et affections disco-vertébrales.

L’objectif est simple : savoir si votre contrat vous protège réellement au bon moment.

Une franchise mal choisie peut rendre une garantie beaucoup moins efficace qu’elle ne paraît sur le devis.

Réserver mon rendez-vous pour faire analyser votre prévoyance professionnelle.

Questions fréquentes sur la franchise arrêt de travail TNS

Quelle franchise choisir en prévoyance TNS ?

Il n’existe pas de franchise idéale pour tout le monde. Le bon choix dépend de votre revenu, de votre trésorerie, de vos frais professionnels, de votre régime obligatoire, de votre métier et de votre budget. Une franchise de 30 jours peut souvent représenter un bon équilibre, mais elle doit être vérifiée dans le détail.

Une franchise courte est-elle toujours préférable ?

Non. Une franchise courte permet d’être indemnisé plus rapidement, mais elle augmente généralement le prix du contrat. Elle peut être utile pour certains profils, mais elle n’est pas toujours le meilleur choix si elle rend le contrat trop coûteux.

Pourquoi une franchise de 30 jours peut-elle être intéressante ?

Une franchise de 30 jours permet souvent de réduire le coût du contrat par rapport à une franchise très courte, tout en évitant d’attendre 60 ou 90 jours avant d’être indemnisé. Dans de nombreux contrats, les accidents ou hospitalisations peuvent bénéficier d’une franchise réduite, sous réserve des conditions prévues.

La franchise est-elle toujours réduite en cas d’hospitalisation ?

Pas toujours. Beaucoup de contrats prévoient une franchise réduite en cas d’hospitalisation, mais il faut vérifier la définition exacte de l’hospitalisation. Certains contrats exigent 24 ou 48 heures. D’autres peuvent reconnaître une intervention chirurgicale en ambulatoire.

Une intervention en ambulatoire peut-elle réduire la franchise ?

Oui, dans certains contrats. Certaines conditions générales assimilent une intervention chirurgicale ambulatoire à une hospitalisation. D’autres ne le font pas. C’est un point important à vérifier, car beaucoup d’interventions sont aujourd’hui réalisées sans nuit à l’hôpital.

Les pathologies psychologiques ont-elles une franchise spécifique ?

Selon les contrats, oui. Certains contrats appliquent une franchise plus longue pour les pathologies psychologiques, parfois 60 ou 90 jours. Il peut aussi exister des limites de durée d’indemnisation ou des conditions particulières de prise en charge.

Les problèmes de dos peuvent-ils avoir une franchise différente ?

Oui. Certains contrats prévoient une franchise spécifique pour les affections disco-vertébrales ou pathologies du dos. Une franchise de 90 jours sur ce type d’arrêt peut être très pénalisante pour un professionnel qui dépend de son activité pour vivre.

La franchise des frais professionnels est-elle la même que celle du revenu personnel ?

Pas forcément. Il faut vérifier la franchise applicable à la garantie frais professionnels. Un contrat peut indemniser le revenu personnel après un certain délai, mais prévoir une franchise différente pour les charges fixes de l’activité.

Pour aller plus loin

Vous souhaitez approfondir votre réflexion sur la prévoyance professionnelle ? Consultez également nos guides complémentaires :

Glossaire

Franchise : délai entre le début de l’arrêt de travail et le début de l’indemnisation par le contrat de prévoyance.

Franchise maladie : délai applicable lorsque l’arrêt de travail est lié à une maladie.

Franchise accident : délai applicable lorsque l’arrêt de travail est lié à un accident, souvent plus court selon les contrats.

Franchise hospitalisation : délai applicable lorsque l’arrêt de travail fait suite à une hospitalisation répondant à la définition prévue au contrat.

Chirurgie ambulatoire : intervention réalisée sans nuit à l’hôpital. Certains contrats peuvent l’assimiler à une hospitalisation, d’autres non.

Affection disco-vertébrale : pathologie touchant notamment les disques, les vertèbres ou certaines structures du dos, selon la définition prévue au contrat.

Pathologie psychologique : trouble psychique ou psychologique pouvant entraîner un arrêt de travail, avec parfois des conditions spécifiques d’indemnisation.

Frais professionnels : charges fixes de l’activité qui peuvent continuer pendant l’arrêt de travail, comme le loyer, le leasing, les salaires, les logiciels ou les assurances professionnelles.

En résumé

  • La franchise détermine le délai avant le début de l’indemnisation.
  • Une franchise courte protège plus vite, mais coûte souvent plus cher.
  • Une franchise de 30 jours peut être un bon équilibre dans de nombreux cas.
  • Il faut vérifier les franchises réduites en cas d’accident ou d’hospitalisation.
  • La définition de l’hospitalisation est essentielle, notamment pour l’ambulatoire.
  • Les pathologies psychologiques peuvent avoir des franchises plus longues.
  • Les affections du dos ou disco-vertébrales peuvent être soumises à des franchises spécifiques.
  • La franchise des frais professionnels doit être analysée séparément.
  • Le bon choix dépend du métier, de la trésorerie, des charges et du budget.

Conclusion

La franchise est l’un des éléments les plus importants d’une prévoyance TNS.

Elle détermine le moment où le contrat commence réellement à indemniser.

Un contrat peut sembler protecteur grâce à un montant d’indemnité journalière élevé, mais devenir beaucoup moins efficace si la franchise est trop longue ou mal définie.

Le bon choix ne consiste pas à prendre systématiquement la franchise la plus courte.

Il consiste à trouver le bon équilibre entre protection, budget, métier, trésorerie et charges professionnelles.

Une franchise de 30 jours peut souvent être cohérente, notamment si le contrat prévoit une réduction en cas d’accident ou d’hospitalisation.

Mais il faut toujours vérifier les conditions exactes : hospitalisation de 24 ou 48 heures, chirurgie ambulatoire, pathologies psychologiques, affections disco-vertébrales et frais professionnels.

En prévoyance, les détails contractuels font souvent la différence au moment du sinistre.

C’est pourquoi une analyse précise est indispensable avant de souscrire ou de remplacer un contrat.

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