Schéma expliquant le passage du revenu réel au revenu indemnisé en prévoyance gérant TNS, avec revenu assurable, régime obligatoire, mode d’indemnisation, franchise, frais professionnels et exclusions

Prévoyance gérant TNS : revenu, dividendes et revenu assurable

Un gérant TNS peut penser être bien couvert, alors que son contrat ne protège qu’une partie de ses revenus

La prévoyance d’un gérant TNS ne se résume pas à choisir un montant d’indemnités journalières sur un devis.

Le vrai sujet est plus précis : quel revenu le contrat accepte-t-il réellement d’assurer et d’indemniser en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité ?

Pour un gérant majoritaire de SARL, un gérant d’EURL ou un dirigeant relevant du régime des travailleurs non salariés, cette question est essentielle.

La rémunération peut être composée de plusieurs éléments : rémunération de gérance, revenu professionnel, bénéfice, dividendes éventuels, revenus variables ou arbitrages comptables selon les années.

Or, tous ces éléments ne sont pas forcément pris en compte de la même manière par un contrat de prévoyance.

Un gérant TNS peut donc penser protéger son niveau de vie réel, alors que le contrat peut ne prendre en compte qu’une partie seulement de ses revenus.

C’est l’un des pièges les plus fréquents lorsque la prévoyance est souscrite trop rapidement ou comparée uniquement à partir du prix.

Pour éviter cette erreur, il faut analyser le contrat dans son ensemble : revenu assuré, mode d’indemnisation, franchise, frais professionnels, exclusions, invalidité et conditions médicales.

Ces points sont détaillés dans notre guide sur comment comparer deux devis de prévoyance TNS.

Vous êtes gérant TNS et vous souhaitez vérifier si votre contrat protège réellement votre revenu, vos dividendes éventuels et vos frais professionnels ?

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Pourquoi la prévoyance d’un gérant TNS demande une analyse spécifique ?

Le gérant TNS n’a pas exactement la même logique de protection qu’un salarié.

Il ne faut pas seulement regarder son revenu personnel.

Il faut aussi tenir compte de son statut, de son régime obligatoire, de la manière dont il se rémunère, de ses charges personnelles, de ses frais professionnels et de la continuité de son activité.

Un arrêt de travail peut avoir plusieurs conséquences en même temps.

  • Une baisse ou une perte de revenu personnel.
  • Des charges personnelles qui continuent à courir.
  • Des frais professionnels qui restent dus.
  • Une activité qui peut ralentir ou s’arrêter.
  • Une difficulté à maintenir l’équilibre financier de la société.
  • Une protection parfois insuffisante du régime obligatoire.

La prévoyance du gérant TNS doit donc être construite avec précision.

Elle doit tenir compte du revenu réellement à protéger, mais aussi des charges de l’activité et du rôle concret du dirigeant dans l’entreprise.

Pour bien comprendre les bases générales de la protection des indépendants, vous pouvez consulter notre guide complet sur la prévoyance TNS à Avignon.

Si le sujet principal est la perte de revenu pendant un arrêt, notre page dédiée à l’arrêt de travail TNS permet aussi de comprendre le rôle des indemnités journalières, du régime obligatoire et de la prévoyance complémentaire.

En 30 secondes : ce qu’il faut retenir

  • Un gérant TNS doit vérifier le revenu réellement pris en compte par son contrat de prévoyance.
  • La rémunération de gérance, le revenu professionnel et les dividendes ne sont pas toujours traités de la même manière.
  • Les dividendes ne sont pas automatiquement considérés comme un revenu assurable ou indemnisable.
  • Un contrat peut afficher de belles indemnités journalières, mais être mal calibré par rapport au revenu réel du dirigeant.
  • Le régime obligatoire, notamment la SSI, doit être intégré dans l’analyse.
  • Le mode d’indemnisation du contrat peut fortement modifier le montant réellement versé.
  • Les frais professionnels doivent être analysés séparément du revenu personnel.
  • L’invalidité doit tenir compte du métier réel exercé par le gérant.
  • Le contrat doit être revu lorsque les revenus, la rémunération ou la structure de l’activité évoluent.
  • Le bon contrat n’est pas forcément le moins cher, mais celui qui correspond réellement à la situation du dirigeant.

Fiche d’identité de la page

  • Sujet : prévoyance du gérant TNS.
  • Profils concernés : gérant majoritaire de SARL, gérant d’EURL, dirigeant TNS, travailleur non salarié en société.
  • Points sensibles : revenu professionnel, rémunération de gérance, dividendes, régime obligatoire, revenu assurable, revenu indemnisable.
  • Garanties concernées : indemnités journalières, invalidité, décès, frais professionnels.
  • Objectif : éviter de souscrire un contrat mal calibré par rapport au revenu réel du dirigeant.

Gérant TNS : de quels profils parle-t-on ?

Dans cette page, nous parlons principalement du dirigeant relevant du régime des travailleurs non salariés.

Il peut s’agir notamment d’un gérant majoritaire de SARL, d’un gérant d’EURL ou d’un dirigeant exerçant son activité dans une structure où il relève du régime TNS.

La logique n’est pas la même que pour un président de SAS ou de SASU assimilé salarié.

Le président de SAS fera l’objet d’une page dédiée, car son régime social, sa rémunération et sa protection ne se lisent pas de la même manière.

Pour le gérant TNS, le sujet principal est de vérifier la cohérence entre le revenu déclaré, le régime obligatoire, les garanties souscrites et le niveau de vie réellement à protéger.

Un contrat de prévoyance ne doit pas être construit à partir d’une impression globale.

Il doit être construit à partir de données précises : revenu professionnel, rémunération de gérance, historique de revenus, charges fixes, besoins familiaux, frais professionnels et couverture déjà prévue par le régime obligatoire.

Cette analyse est d’autant plus importante lorsque le gérant compare plusieurs propositions. Dans ce cas, il ne faut pas seulement regarder le montant des indemnités journalières, mais aussi la mécanique du contrat, comme expliqué dans notre guide pour comparer deux devis de prévoyance TNS.

Revenu professionnel, rémunération de gérance et dividendes : attention aux confusions

Un gérant TNS peut percevoir différents types de revenus.

Il peut se verser une rémunération de gérance.

Il peut avoir un revenu professionnel déclaré.

Il peut percevoir des dividendes lorsque la société le permet.

Il peut aussi faire évoluer sa rémunération d’une année sur l’autre en fonction des résultats de l’entreprise, de sa trésorerie, de sa fiscalité ou de ses choix comptables.

Mais en prévoyance, tous ces éléments ne sont pas automatiquement assurables.

Le contrat ne raisonne pas toujours comme le dirigeant.

Le dirigeant pense souvent en niveau de vie global.

L’assureur, lui, regarde la base de revenu prévue au contrat, les justificatifs demandés, le régime obligatoire et les règles d’indemnisation.

C’est là que les erreurs peuvent apparaître.

Un gérant peut penser qu’il protège un revenu global incluant sa rémunération et ses dividendes, alors que le contrat peut ne retenir qu’une partie du revenu professionnel ou une base différente.

Il faut donc vérifier la définition exacte du revenu assurable et du revenu indemnisable.

Ce point rejoint directement la question du mode d’indemnisation. Un contrat forfaitaire pur, un contrat forfaitaire sous déduction du régime obligatoire ou un contrat indemnitaire ne se lisent pas de la même manière, comme nous l’expliquons dans notre page sur la prévoyance TNS forfaitaire, sous déduction ou indemnitaire.

Revenu assurable et revenu indemnisable : deux notions à ne pas confondre

Le revenu assurable correspond au revenu sur lequel le contrat accepte de construire la garantie.

Le revenu indemnisable correspond au revenu qui pourra réellement servir de base au versement des prestations en cas de sinistre.

Ces deux notions sont proches, mais elles ne doivent pas être confondues.

Un contrat peut accepter un certain niveau de garantie à la souscription, mais demander des justificatifs au moment du sinistre.

Si les revenus réellement justifiables ne correspondent pas au montant souscrit, l’indemnisation peut être réduite, plafonnée ou recalculée selon les règles du contrat.

C’est particulièrement important pour les contrats indemnitaires ou forfaitaires sous déduction du régime obligatoire.

Mais même avec un contrat forfaitaire, le montant souscrit doit rester cohérent avec le revenu réel et la protection du régime obligatoire.

Un contrat forfaitaire mal calibré peut créer une fausse impression de sécurité.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter notre page dédiée à la prévoyance TNS forfaitaire, sous déduction ou indemnitaire.

Le revenu indemnisable doit aussi être analysé avec la franchise et la durée d’indemnisation. Une bonne base de revenu ne suffit pas si le contrat démarre trop tard ou limite trop fortement certaines situations, comme nous l’expliquons dans notre page sur la franchise arrêt de travail TNS.

Le piège des dividendes dans la prévoyance du gérant TNS

Les dividendes sont l’un des sujets les plus sensibles dans la prévoyance du dirigeant TNS.

Dans la vie réelle, ils peuvent participer au niveau de vie du dirigeant.

Mais dans un contrat de prévoyance, ils ne sont pas automatiquement traités comme un revenu professionnel indemnisable.

Cela peut créer un décalage important entre le niveau de vie réel du gérant et le revenu réellement pris en compte par le contrat.

Un dirigeant qui se verse une rémunération modérée et complète son revenu par des dividendes peut avoir l’impression d’être correctement protégé.

Mais si le contrat ne prend pas en compte les dividendes comme base indemnisable, l’indemnisation en cas d’arrêt de travail peut être bien plus faible que ce qu’il imaginait.

Le sujet n’est pas de dire qu’il ne faut jamais percevoir de dividendes.

Le sujet est de comprendre leur impact sur la protection sociale et sur la prévoyance.

Avant de souscrire, il faut donc poser une question simple : le contrat couvre-t-il réellement le revenu que le gérant veut protéger ?

Cette question doit aussi être rapprochée des frais fixes professionnels. Même si le revenu personnel est correctement protégé, l’activité peut rester fragilisée si les charges fixes ne sont pas couvertes, comme expliqué dans notre page sur les frais professionnels TNS en prévoyance.

Le régime obligatoire du gérant TNS : une base à intégrer dans le calcul

La prévoyance complémentaire ne doit jamais être construite sans tenir compte du régime obligatoire.

Pour un gérant TNS, les prestations du régime obligatoire peuvent être insuffisantes par rapport au niveau de revenu, aux charges personnelles et aux frais professionnels.

Mais elles existent et doivent être intégrées dans le raisonnement.

Selon le régime, l’activité, les revenus déclarés et la situation du dirigeant, les prestations de base peuvent varier.

Le contrat complémentaire doit donc être calibré en cohérence avec ce que le régime obligatoire peut déjà verser.

C’est particulièrement important dans les contrats forfaitaires sous déduction du régime obligatoire.

Dans ce cas, la compagnie peut tenir compte des prestations du régime obligatoire pour déterminer le complément à verser.

Un contrat bien construit doit donc rechercher un équilibre entre les prestations obligatoires, les indemnités journalières complémentaires, les frais professionnels et les besoins réels du dirigeant.

Lorsque l’on compare plusieurs contrats, il faut aussi vérifier si le régime obligatoire est correctement intégré dans le calcul. C’est l’un des points que nous détaillons dans notre page sur la comparaison de deux devis de prévoyance TNS.

Le risque d’un contrat mal calibré

Un contrat de prévoyance mal calibré peut poser problème dans plusieurs situations.

Le premier risque est de sous-assurer le dirigeant.

Dans ce cas, les garanties sont trop faibles par rapport au revenu réel, aux charges personnelles ou aux frais professionnels.

Le deuxième risque est de surassurer artificiellement le dirigeant.

Dans ce cas, le contrat affiche un montant élevé, mais ce montant peut ne pas être cohérent avec les revenus réellement justifiables.

Le troisième risque est de ne pas mettre à jour le contrat lorsque la rémunération évolue.

Un gérant TNS peut commencer avec une rémunération modérée, puis augmenter progressivement ses revenus.

Si le contrat n’est pas révisé, les garanties peuvent devenir insuffisantes au fil du temps.

À l’inverse, si les revenus baissent, le contrat peut devenir trop coûteux ou mal adapté.

La prévoyance du gérant TNS doit donc être suivie dans le temps.

Elle ne doit pas être souscrite une fois puis oubliée pendant dix ans.

Un contrat mal calibré peut aussi devenir problématique en cas d’exclusion, de franchise spécifique ou de limitation sur certaines pathologies. C’est pourquoi il faut également vérifier les points sensibles détaillés dans notre page sur les exclusions, le dos, le psychologique et les sports en prévoyance TNS.

Enfin, le calibrage du contrat doit intégrer l’invalidité. Un bon niveau d’indemnités journalières ne suffit pas si le barème d’invalidité est défavorable ou mal adapté au métier réel du dirigeant. Pour approfondir ce point, consultez notre page sur le barème et le taux d’invalidité en prévoyance TNS.

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Frais professionnels du gérant TNS : ne pas protéger uniquement le revenu personnel

La prévoyance du gérant TNS ne doit pas seulement couvrir son revenu personnel.

Elle doit aussi tenir compte des frais professionnels qui continuent à courir lorsque le dirigeant ne peut plus travailler.

Un arrêt de travail peut réduire ou interrompre la capacité du gérant à produire, gérer, vendre, recevoir ses clients, suivre ses équipes ou piloter son activité.

Pour autant, les charges de la société ou de l’activité ne disparaissent pas automatiquement.

Selon la situation, il peut rester à payer :

  • le loyer professionnel ;
  • les salaires ou charges liées aux collaborateurs ;
  • les crédits professionnels ;
  • les leasings de véhicule ou de matériel ;
  • les logiciels métiers ;
  • les abonnements ;
  • les frais de comptabilité ;
  • les cotisations professionnelles ;
  • les charges fixes nécessaires au maintien de l’activité.

Un contrat peut donc être correct sur les indemnités journalières personnelles, mais insuffisant si les frais professionnels ne sont pas prévus ou mal calibrés.

C’est particulièrement important pour un gérant TNS qui porte une structure, un local, du matériel, du personnel ou des engagements financiers professionnels.

La garantie frais professionnels doit être analysée séparément du revenu personnel.

Il faut vérifier son montant, sa franchise, sa durée d’indemnisation, son mode de versement et les justificatifs demandés.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter notre page dédiée aux frais professionnels TNS en prévoyance.

Invalidité du gérant TNS : le métier réel doit être pris en compte

La garantie invalidité est un point essentiel dans la prévoyance du gérant TNS.

Un arrêt de travail peut durer quelques semaines ou quelques mois.

Une invalidité peut modifier durablement la capacité du dirigeant à exercer son activité.

Pourtant, tous les contrats ne définissent pas l’invalidité de la même manière.

Il faut notamment vérifier le barème utilisé, le taux à partir duquel la rente est versée, la formule de calcul et la prise en compte du métier réel du gérant.

Un dirigeant TNS n’est pas seulement une fonction administrative.

Selon son activité, il peut avoir un rôle commercial, technique, manuel, médical, paramédical, de conseil, de gestion, de terrain ou de production.

Un gérant de société qui travaille réellement dans l’activité ne doit pas être analysé comme un dirigeant totalement détaché de l’exploitation.

La définition de l’invalidité doit donc être cohérente avec le métier exercé.

C’est particulièrement important pour les professions où une atteinte physique, cognitive, psychologique ou fonctionnelle peut empêcher la poursuite de l’activité dans de bonnes conditions.

Le barème d’invalidité peut avoir un impact majeur sur le montant réellement versé.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre page sur le barème et le taux d’invalidité en prévoyance TNS.

Arrêt de travail du gérant TNS : vérifier la franchise et la durée d’indemnisation

Le niveau d’indemnités journalières ne suffit pas à juger la qualité d’un contrat.

Il faut aussi vérifier quand l’indemnisation démarre et combien de temps elle peut durer.

La franchise peut varier selon la cause de l’arrêt : maladie, accident, hospitalisation, pathologie du dos, affection disco-vertébrale ou trouble psychologique.

Un contrat peut afficher une franchise principale de 30 jours, mais prévoir une franchise plus longue pour certaines pathologies.

Pour un gérant TNS, une franchise de 60 ou 90 jours peut être très lourde.

Pendant cette période, le revenu personnel peut baisser, alors que les charges personnelles et professionnelles continuent.

Il faut également vérifier la durée d’indemnisation.

La limite peut être différente selon le type d’arrêt, la pathologie, la rechute ou les conditions prévues au contrat.

Une durée annoncée sur le devis doit toujours être relue dans les conditions générales.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter notre page dédiée à la franchise arrêt de travail TNS.

Exclusions, dos, psychologique et sports : des limites à vérifier avant de signer

La prévoyance du gérant TNS doit aussi être analysée à travers ses exclusions et limitations.

Un contrat peut afficher un bon niveau de garantie, mais prévoir des conditions restrictives sur certaines situations.

Les pathologies du dos, les affections disco-vertébrales, les troubles psychologiques, les burn-out, les sports à risque et les antécédents médicaux doivent être vérifiés attentivement.

Certains contrats peuvent appliquer des franchises plus longues, des délais d’attente, des limitations de durée, des exclusions ou des conditions d’hospitalisation.

Pour le dos, certaines garanties peuvent être conditionnées à une intervention chirurgicale ou à une hospitalisation minimale.

Pour le psychologique, certains contrats peuvent prévoir une hospitalisation en établissement spécialisé, une limitation à 365 jours ou une franchise spécifique.

Pour les sports, certaines activités peuvent être exclues, limitées ou soumises à déclaration.

Un gérant TNS qui pratique une activité sportive régulière, qui a des antécédents médicaux ou qui exerce un métier physique doit donc être particulièrement vigilant.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter notre page dédiée aux exclusions, dos, psy et sports en prévoyance TNS.

Dividendes et prévoyance : une stratégie de rémunération peut fragiliser la protection

Les dividendes peuvent avoir un intérêt dans l’organisation de la rémunération d’un dirigeant.

Mais ils doivent être analysés avec prudence lorsqu’on parle de prévoyance.

Un gérant TNS peut arbitrer entre rémunération de gérance, bénéfice laissé dans la société et dividendes.

Ces choix peuvent avoir des conséquences fiscales, sociales et patrimoniales.

Mais ils peuvent aussi avoir un impact sur la protection en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité.

Si le contrat de prévoyance ne considère pas les dividendes comme un revenu indemnisable, le niveau de protection peut être inférieur au niveau de vie réel du dirigeant.

Le risque est simple : cotiser sur une protection que l’on croit suffisante, mais découvrir au moment du sinistre que la base réellement retenue est plus faible.

Il ne s’agit pas d’opposer rémunération et dividendes.

Il s’agit de comprendre comment la stratégie de rémunération influence la protection sociale et la prévoyance.

Un contrat doit être calibré avec les bons chiffres et avec une bonne lecture des justificatifs qui pourront être demandés.

Pourquoi revoir le contrat lorsque les revenus évoluent ?

La situation d’un gérant TNS peut évoluer rapidement.

Une entreprise peut se développer, la rémunération peut augmenter, les charges peuvent changer, les dividendes peuvent apparaître, un local peut être pris, un salarié peut être embauché ou un crédit professionnel peut être souscrit.

Dans ce cas, le contrat de prévoyance doit être revu.

Un contrat souscrit plusieurs années auparavant peut ne plus correspondre à la réalité économique du dirigeant.

Les indemnités journalières peuvent être trop faibles.

Les frais professionnels peuvent être insuffisants.

La rente d’invalidité peut ne plus protéger correctement le niveau de vie.

La garantie décès peut ne plus être adaptée à la situation familiale.

À l’inverse, si les revenus baissent, le contrat peut devenir trop coûteux ou mal calibré.

Une prévoyance professionnelle doit donc être suivie dans le temps.

Elle doit être révisée lors des grandes étapes : hausse de revenu, changement de statut, embauche, investissement professionnel, achat immobilier, naissance, mariage, séparation, changement de régime ou évolution importante de l’activité.

Les erreurs fréquentes chez les gérants TNS

  • Comparer uniquement le prix du contrat.
  • Choisir un montant d’indemnités journalières sans vérifier le revenu réellement assurable.
  • Penser que les dividendes sont automatiquement couverts.
  • Confondre revenu professionnel, bénéfice, rémunération de gérance et niveau de vie réel.
  • Ne pas intégrer les prestations du régime obligatoire.
  • Ne pas vérifier le mode d’indemnisation du contrat.
  • Oublier les frais professionnels.
  • Souscrire une garantie invalidité sans regarder le barème utilisé.
  • Ne pas vérifier les exclusions liées au dos, au psychologique ou aux sports.
  • Ne pas mettre à jour le contrat lorsque les revenus augmentent.
  • Résilier un ancien contrat avant acceptation définitive du nouveau.
  • Penser que le devis suffit sans lire les conditions générales et particulières.

La méthode Excelsior Assurances pour protéger un gérant TNS

Chez Excelsior Assurances, l’analyse de la prévoyance d’un gérant TNS commence par la compréhension de sa situation réelle.

Le but n’est pas de vendre un montant d’indemnités journalières standard.

Le but est de construire une protection cohérente avec le revenu, la rémunération, les charges, le régime obligatoire, la société et la famille du dirigeant.

L’analyse porte notamment sur :

  • le statut du dirigeant ;
  • la rémunération de gérance ;
  • le revenu professionnel déclaré ;
  • les dividendes éventuels ;
  • les prestations du régime obligatoire ;
  • les charges personnelles ;
  • les frais professionnels ;
  • les garanties déjà en place ;
  • le mode d’indemnisation ;
  • les franchises ;
  • la durée d’indemnisation ;
  • l’invalidité ;
  • le décès ;
  • les exclusions et délais d’attente ;
  • l’évolution prévisible des revenus.

Cette méthode permet d’éviter les contrats mal calibrés, les garanties trop faibles, les doublons inutiles ou les protections qui ne correspondent pas à la réalité du dirigeant.

Pour comparer plus largement deux solutions, vous pouvez aussi consulter notre page sur comment comparer deux devis de prévoyance TNS.

FAQ : prévoyance gérant TNS, revenu et dividendes

Un gérant TNS doit-il souscrire une prévoyance spécifique ?

Oui, car sa protection dépend de son statut, de son régime obligatoire, de son revenu professionnel, de ses charges et de son mode de rémunération.

Les dividendes sont-ils couverts par un contrat de prévoyance TNS ?

Pas automatiquement. Il faut vérifier la définition du revenu assurable et du revenu indemnisable prévue au contrat.

Quelle différence entre revenu assurable et revenu indemnisable ?

Le revenu assurable sert à construire la garantie. Le revenu indemnisable correspond à la base réellement retenue pour verser les prestations en cas de sinistre.

La rémunération de gérance est-elle prise en compte ?

Elle peut l’être, mais il faut vérifier les justificatifs demandés, la base retenue et le mode d’indemnisation du contrat.

Un contrat forfaitaire suffit-il à éviter les problèmes ?

Non. Même un contrat forfaitaire doit être correctement calibré avec le revenu réel, le régime obligatoire et les besoins du dirigeant.

Pourquoi les frais professionnels sont-ils importants pour un gérant TNS ?

Parce que les charges de l’activité peuvent continuer à courir pendant un arrêt de travail, même si le dirigeant ne peut plus travailler.

Faut-il revoir le contrat si les revenus augmentent ?

Oui. Un contrat non mis à jour peut devenir insuffisant si la rémunération, les charges ou le niveau de vie évoluent.

La garantie invalidité est-elle importante pour un gérant TNS ?

Oui. L’invalidité peut avoir un impact durable sur la capacité du dirigeant à exercer son métier et à maintenir son revenu.

Faut-il déclarer les antécédents médicaux ?

Oui. Une déclaration incomplète ou imprécise peut entraîner des difficultés au moment du sinistre.

Peut-on remplacer facilement un ancien contrat ?

Oui, mais il ne faut jamais résilier l’ancien contrat avant acceptation définitive du nouveau, surtout en cas de formalités médicales.

Pour aller plus loin

Glossaire

Gérant TNS

Dirigeant relevant du régime des travailleurs non salariés, notamment dans certaines SARL ou EURL.

Rémunération de gérance

Somme versée au gérant en contrepartie de son activité de direction ou de travail dans l’entreprise.

Dividendes

Sommes distribuées aux associés à partir du résultat de la société, selon les règles applicables.

Revenu assurable

Revenu sur lequel le contrat accepte de construire les garanties souscrites.

Revenu indemnisable

Revenu réellement pris en compte pour calculer les prestations en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité.

Frais professionnels

Charges fixes de l’activité qui peuvent continuer à courir même lorsque le dirigeant est en arrêt de travail.

Régime obligatoire

Protection sociale de base du dirigeant, qui doit être prise en compte dans le calibrage de la prévoyance complémentaire.

Invalidité

Situation dans laquelle l’assuré subit une réduction durable de sa capacité à exercer son activité, selon les critères prévus au contrat.

En résumé

La prévoyance d’un gérant TNS doit être construite avec précision.

Il ne suffit pas de choisir un montant d’indemnités journalières ou de comparer deux tarifs.

Il faut vérifier le revenu réellement pris en compte, la place des dividendes, les prestations du régime obligatoire, les frais professionnels, la franchise, l’invalidité, les exclusions et l’évolution future des revenus.

Un contrat mal calibré peut donner une impression de sécurité, mais se révéler insuffisant au moment du sinistre.

Le bon contrat est celui qui correspond réellement au mode de rémunération, au statut et aux besoins du dirigeant.

Conclusion

Un gérant TNS doit porter une attention particulière à sa prévoyance professionnelle.

Son revenu, ses dividendes éventuels, ses charges, son régime obligatoire et son rôle dans l’entreprise rendent l’analyse plus complexe qu’un simple devis standard.

Avant de souscrire ou de remplacer un contrat, il est essentiel de vérifier ce qui sera réellement assuré, ce qui sera réellement indemnisé et dans quelles conditions.

Vous êtes gérant majoritaire de SARL, gérant d’EURL, dirigeant TNS ou travailleur non salarié en société à Avignon, dans le Vaucluse, le Gard, les Bouches-du-Rhône ou ailleurs en France ?

Réserver mon rendez-vous pour faire analyser votre prévoyance de gérant TNS.

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